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Un motard déverse un produit douteux dans la citerne remplie de lait d'un camion. Par la suite, trois jeunes filles trouvent la mort en absorbant le blanc breuvage. La police pointe du doigt l'usine chimique de la région mais pour le directeur, il ne peut s'agir d'un produit de son usine. Un directeur pas très honnête, qui, pour gagner de l'argent, soudoie un homme afin qu'il s'occupe de se débarasser des déchêts chimiques de son usine. L'homme ne trouve rien de mieux que de déverser les déchets dans le cimetière. Ce qui va provoquer la résurrection des trois jeunes filles, qui vont ensemble accomplir une effroyable vengeance...



ATTENTION : J'ai attribué la réalisation de ce film à Jean-Claude Roy, après avoir lu cette hypothèse sur un forum de cinéma très sérieux. L'auteur de cette information semblait vraiment connaître le sujet et semblait sur de lui. Lors d'une interview de Jean-Claude Roy, celui-ci m'a affirmé ne pas être le réalisateur du film, le vrai réalisateur étant Pierre B. Reinhard qui n'est pas qu'un pseudo apparemment.Bref, une histoire complexe. J'ai néanmoins laissé mon texte tel que je l'ai rédigé, en attribuant la réalisation à monsieur Roy. Cette information est donc à prendre au conditionnel... Stéphane.)

Ami amateur de Z, toi qui est fan du fameux "Le lac des morts-vivants", ce film est fait pour toi !

Il est assez difficile de trouver le nom de Jean Claude Roy à la réalisation, puisque celui-ci a utilisé de nombreux pseudos pour le signer, comme Pierre B. Reinhard ou bien encore Peter B. Harsone. Il va même jusqu'à signer John King pour le scénario, alors qu'il s'agit toujours de Jean Claude Roy, qui est donc réalisateur, producteur et scénariste du film ! Faut s'y retrouver...

(ERRATUM : LORS D'UNE INTERVIEW DE JEAN-CLAUDE ROY, CELUI-CI NOUS AS AFFIRME NE PAS ÊTRE LE REALISATEUR DU FILM ET QUE C'ETAIT BIEN PIERRE B. REINHARD LE VRAI REALISATEUR. RENDONS DONC A CESAR CE QUI APPARTIENT A CESAR. L'AFFAIRE EST TOUJOURS COMPLEXE PUISQUE D'AUTRES SOURCES SONT QUASI CERTAINES QUE C'EST BIEN JEAN-CLAUDE ROY LE REALISATEUR...)

Le film a été réalisé en 1987, en France. La production française de ce genre à l'époque était quasi inexistante, mis à part les films de Jean Rollin, qui fait d'ailleurs partie des connaissances de Jean Claude Roy, puisque c'est Rollin qui mit en contact avec Roy le créateur d'effet spéciaux du film, Benoit Lestang, qui avait travaillé sur "La morte vivante" de Rollin. Car Jean Claude Roy savait exactement ce qu'il voulait faire : un film gore français ! Disposant de très très peu de moyens, il réunit rapidement un casting, peuplé d'inconnus, préférant donner de l'argent pour les effets-spéciaux. Et encore, il ne devait pas disposer de beaucoup d'argent Benoit Lestang...



Le scénario est un peu confus. On suit au début un motard qui déverse un produit dans du lait, puis on découvre que le lait est intoxiqué et cause la mort de trois jeunes filles, qui travaillaient pour l'usine chimique de la région. On fait alors connaissance avec la secrétaire du directeur qui connait le motard, loue les services d'une prostituée pour filmer son patron à son insu... bref, on se dit qu'elle a bien des choses à se reprocher celle-là ! Mais le directeur n'est pas mieux, puisqu'au lieu de payer pour stocker les déchets de son usine, il les fait déverser dans le cimetière du coin. C'en est vraiment trop pour nos trois mortes qui décident de se lever de leur tombeau et de se venger !

Faiblesse du budget alloué pour les FX, nos mortes n'auront que la tête de zombifiée ! Le reste du corps étant parfaitement normal, sauf pour une qui aura une main décharnée en plus ! Ca s'annonce bien pour les fans de gros Z ! Elles vont donc commencer leur vengeance en éliminant la femme du directeur. Le gore est bienvenu et notre pauvre dame aura l'oeil crevé à coup de talon aiguille ! Après leur méfait, nos mortes retournent dans leur tombeau. Intervient un nouveau personnage, Christian, le chimiste de l'usine et amant de la femme du directeur, qui débite ses phrases de dialogues soit comme un poème, soit de façon monocorde du plus bel effet ! Inexpressif au possible, il concours sans soucis pour obtenir la palme du plus mauvais acteur du film ! Et pourtant, ce sera lui le héros... Le directeur, qui se trouve en Allemagne pour répondre des problèmes de son usine, revient suite à l'annonce du décès de sa femme, en compagnie d'une allemande chargée d'éclaircir l'affaire. Un nouveau personnage qui ne sert qu'à meubler le scénario.



Chaque nuit, l'homme de main du directeur vient reverser ses déchets dans le cimetière, faisant sortir à nouveau les mortes vivantes, cette fois sous l'oeil de Christian qui n'en croit pas ses yeux justement ! L'homme de main rencontrera sur la route nos charmantes mortes vivantes qui lui réserveront un sort peu enviable, pour l'une des scènes les plus gores et les plus douloureuses du film, les personnes l'ayant vu sachant de quoi je veux parler !

Le film flirte également avec l'érotisme. Un érotisme léger, qui ne réveillera pas un mort ! Comme chez Jean Rollin, le mariage du gore et du sexe est monnaie courante dans ce film. On ne s'en plaindra pas même si ça n'apporte rien de neuf au niveau du déroulement de l'histoire.

Par la suite, on assiste encore au réveil de nos trois copines, qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, savent conduire ! De plus, on découvre qu'elles sont plutôt perverses car elles réservent une bien étrange punition à une de leur victime, en lui enfonçant une épée dans le vagin après avoir abusé de ses charmes ! Un grand moment de n'importe quoi jubilatoire !

Une autre séquence bien glauque mettra en scène la femme enceinte de Christian, qui voit son ventre fondre sous un effet de l'acide et laisse apercevoir le foetus ensanglanté. Choquant, quasi gratuit, mais l'effet voulu est bien atteint.



Le final du film vous reservera une bien étrange surprise. Du moins si vous avez le Dvd édité par Néo Publishing qui vous permettra de voir une séquence inédite de la fin, révélant le twist donneur d'explications ! Car la version normale du film vous laissera sur votre faim, en ne vous proposant qu'une fin en queue de poisson comme on appelle ce genre de final. Certains détails peuvent vous permettrent de comprendre mais il est dommage que la fin inédite ne soit pas la "vraie" fin tout court. Merci au Dvd de pouvoir nous la faire découvrir !

"La Revanche des Mortes Vivantes" est donc un bon gros Z français, assez gore, aux dialogues shakespeariens, à l'interprétation parfaite, aux maquillages innovants, à l'érotisme torride. A reserver aux fans et à ranger amoureusement aux côtés du film de Rollin, vous savez, celui où il y a des zombies dans un lac...








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