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Réalisation
Lewis Teague

Scénariste
Stephen King

Date de sortie
1985

Genre
sketches horrifiques

Tagline


Cast
Drew Barrymore
James Woods
Robert Hays
Alan King
Kenneth McMillan


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Alan Silvestri

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(10 votes)
Un chat en fuite traverse trois histoires horrifiques : un homme fait appel à une clinique anti-tabac, à ses risques et périls ; un gangster trompé orchestre une sinistre vengeance et une petite fille se retrouve menacée par un horrible gnome.



Marqués par les succès que furent "Shining" ou "Carrie", le début des années 80 et la fin des années 70 se verront assaillis de plusieurs adaptations de Stephen King aussi variées qu'intéressantes. Cat's eye se place gentiment dans le rang des réussites, un film à sketches qui réussit à ne pas trop souffrir de l'un des défauts de ce genre de production : l'inégalité entre les différentes histoires. Produit par Dino de Laurentis et réalisé par Lewis Teague (réalisateur de "L'incroyable Alligator") le film reprend deux récits du livre "Danse Macabre", à savoir "Desintox Inc" et "La corniche", la troisième histoire, elle, est bien écrite par Stephen King mais uniquement pour le film.



Le personnage liant les trois histoires est un chat vagabond, devenant réceptif aux appels alarmants d'une petite fille. La première histoire est un bijou d'humour noir où James Woods incarne un fumeur invétéré, tentant de stopper ses envies de fumer en se rendant dans une clinique anti-tabac. Une clinique aux méthodes pas vraiment catholiques, qui menace la famille du pauvre homme, s'il se remet à titiller de la clope. Le personnage de Woods est drôlement savoureux, fumeur paranoïaque persuadé de voir des espions dans son placard ou voyant une soirée cocktail se transformer en "clope party". Sadique (le soit-disant bon docteur utilise une plaque électrifiée pour dresser les proches des fumeurs récalcitrants), drôle et quelque part dérangeant, ce sketch-là est à ne pas manquer, malgré une chute totalement inefficace et insatisfaisante.




La deuxième histoire est également un thriller machiavélique, tout aussi sadique et efficace, mais moins drôle dans son ton et dans son propos. Un gangster (joué par Kenneth McMillan, la baron Harkonnen de "Dune") devient le maître temporaire du petit chat suite à un pari risqué, et tente de se venger d'un tennisman au bout du rouleau, nouvel amant de sa jeune femme. Trafiquant de drogue malgré lui, le pauvre tennisman se voit offrir un curieux choix : soit il est dénoncé et se retrouve en prison, soit il accomplit le tour complet de l'étroite corniche d'un immeuble et il pourra repartir avec sa maîtresse et son argent. Il choisira la dangereuse deuxième option et devra subir les assauts de son infâme tortionnaire. Ce qui donne une histoire terriblement scotchante, bien maîtrisée et qui met plusieurs fois les nerfs du spectateur à rude épreuve (le pigeon picorant la cheville du pauvre héros alors qu'il se trouve sur la corniche par exemple). Le héros est ici incarné par Robert Hays, le héros de la série des "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?".



Le troisième segment est plus différent que les précédents, quoique sympathique aussi. La petite Drew Barrymore, à l'époque bien aidée par ses rôles dans "Firestarter" (autre adaptation de Stephen King) et dans "E.T", adopte le joli minou, qui devient ainsi le héros de cette troisième histoire. Un horrible gnome investit la chambre de la petite Amanda, ne cherchant qu'à lui voler son souffle vital. Bien sûr, le chat est vu comme l'ennemi number one par la mère d'Amanda qui l'accuse d'avoir tué la perruche de sa fille, mais l'animal essaye tant bien que mal de protéger la petite fille des assauts de la créature. Les effets spéciaux de cet épisode ont un peu vieilli mais l'affreux petit monstre reste vraiment amusant, avec sa bouille carnassière et son air belliqueux du meilleur effet. Un cousin lointain des "Gremlins" et des "Ghoulies" sans doute. Pas de scènes violentes, mais un bon combat entre le gentil félin et le vilain lutin, avec de beaux décors surdimensionnés, transformant littéralement une chambre d'enfant en véritable fourre-tout gigantesque. Dommage que la petite Drew Barrymore soit parfois énervante, surtout dans la version française où elle se coltine un doublage catastrophique. Pour finir, je signale de savoureuses private jokes au début du film : le chat se fait poursuivre par "Cujo" himself (écume et hémoglobine au museau bien sûr), manque de se faire écraser par la voiture "Christine" (arborant une plaque d'immatriculation où est écrit "My name is Christine" !!) et on remarquera James Woods en train de mater "Dead Zone" à la télé avant de gueuler "Mais qui a écrit une daube pareille !!".








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