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Dans une petite ville de l'Ouest, des jeunes filles meurent mystérieusement. Le docteur Carter tente de trouver une réponse à cette mystérieuse épidémie, avec l'aide du pasteur Dan Young. Carter a également un autre souci : Buffer, un cow-boy qui veut posséder ses terres, vient de tabasser Tim, son fils. Le docteur se rend seul à la ville pour causer au shérif des agissements de Buffer. Carter est retrouvé mort, avec deux petits trous au niveau de la gorge. Tim et sa soeur Dolores pensent immédiatement à une vengeance de Buffer. Tim le défie en duel mais il est abattu. Dolores veut alors engager un tueur pour venger son frère et offre une forte récompense, malgré les reproches du pasteur. Un mystérieux cow-boy, Drake Robey, qui semble ne pas supporter la lumière du soleil, vient voir Dolores pour parler de son offre...



La Universal a rapidement gagné ses galons de Studio passé maître dans le genre épouvante et fantastique avec le prodigieux âge d'or des années 30, qui vit débarquer des classiques comme "Dracula", "Frankenstein", "L'homme invisible" et bien d'autres encore. La firme va encore nous surprendre en 1959 lorsque le réalisateur Edward Dein met en image un scénario qu'il écrit avec sa femme et baptisé : Curse of the Undead. Un scénario et un film pour le moins originaux et novateurs puisqu'ils mélangent deux genres bien distinct, à savoir le western et le film de vampire !

Et en effet, personne avant Edward Dein n'avait songé à placer un vampire dans le décor d'une petite ville de l'Ouest ! Ce qui fait de ce film, appelé en France d'une façon encore plus évocatrice "Dans les griffes du vampire", une oeuvre très étrange, sortant des sentiers battus des précédentes productions de la Universal, oubliant le classiscisme du thème du vampire pour en faire un film surprenant.

Surprenant de par le changement radical de la condition du vampire. Dans ce film, notre suceur de sang ne craint pas le soleil, il se protège juste les yeux, mais marche dehors comme vous et moi. De même, la vue d'une croix le fait reculer une fois mais il s'en accomode ensuite très bien. Les balles ne lui font aucun effet, ce qu'apprendront malheureusement trop tard les pistoleros le défiant en duel. Notre cow-boy vampire est interprété par Michael Pate, véritable révélation du film. Chacune de ses apparitions nous fait comprendre sa dimension surnaturelle, même si jamais nous ne voyons ses crocs. Mais devant des ennemis, il reste totalement impassible, sûr de lui, son regard noir et sa détermination provoquant la peur parmi eux. Michael Pate a également une bonne "gueule" de méchant et les fans de western apprécieront sûrement sa prestation, et certaines fois, on a même l'impression de voir Humphrey Bogart ! La comparasion aurait pu être moins avantageuse !



On retrouve dans ce Curse of the Undead tous les clichés du western classique : discussion dans les saloons, propriétaire qui veut acquérir le terrain d'un autre propriétaire, duel au pistolet dans une grande rue, shérif tentant de faire respecter la loi, mais également les clichés du film de vampire : jeunes femmes vampirisées, traces de morsure au cou, cercueil servant de lit au vampire... Nous sommes en terrain connu et l'ajout d'un vampire dans ce décor rend le film encore plus appréciable et savoureux. La solution que trouve le prêtre pour mettre fin au règne de terreur de la créature de la nuit venant souder les deux genres en utilisant leurs deux emblèmes principaux, que je ne vous dévoilerais pas ici...

Bien entendu, l'amour est également présent, avec une double idylle, celle de Dolores avec le prêtre mais également avec Drake Robey, celui-ci étant tombé sous le charme de cette charmante jeune femme et la vampirisant afin qu'elle soit sous son contrôle. Le combat du bien contre le mal sera donc inévitable pour le prêtre, qui découvrira la véritable identité de Drake en trouvant un vieux livre qui appartenait au père du vampire. Le destin tragique qui l'a amené à sa condition de vampire nous fait avoir un peu de pitié pour Drake, celui-ci cherchant l'amour et ne pouvant s'arrêter de boire du sang, liquide nécessaire à sa survie.

Bref, n'hésitez pas à découvrir cette oeuvre étonnante, mélant avec justesse deux genres fort appréciés des spectateurs, dotée d'un magnifique noir et blanc (comme toujours chez la Universal) et d'un bon scénario, même si celui-ci prend certaines libertés par rapport à la mythologie vampirique. A découvrir de toute urgence pour les amateurs de western et d'épouvante !








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