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Sept ans après la mort de ses parents adoptifs, Damien est pris en charge par Richard Thorn le frère de son père. Ce qui permet à l'enfant de faire des études dans une école militaire réputée et de bénéficier d'une éducation de qualité. Il est protégé par des disciples, et ceux qui menacent le secret de sa naissance trouvent la mort dans de tragiques circonstances.



"La malédiction" s'est vite imposé comme le meilleur ersatz de "L'exorciste". Bien plus que le film de William Friedkin, celui de Richard Donner émaillait son histoire de scènes chocs tout au long de son déroulement, qui marquèrent les esprits (celui de la décapitation par une vitre notamment). Pas étonnant qu'un tel succès engendre l'idée d'une suite. Il aura fallu peu de temps (deux ans) pour que "Damien" voit le jour. Après avoir étudié la petite enfance de l'antéchrist, le scénario de ce second opus prend place dans l'enfance de Damien (âgé de 13 ans). Signifiant le passage de l'état d'innocence à celui de coupable, car le jeune Damien ignorait tout de sa véritable nature. Une découverte en forme de tragédie grecque où le destin attend les divers protagonistes.



C'est plutôt adroitement que l'histoire nous ressert (multiplié par deux) une intrigue similaire. Le monde de la politique étant remplacé ici par celui des affaires, mais on retrouve toujours les victimes potentielles qui tentent de prévenir l'oncle de Damien de la véritable nature de son protégé : l'archéologue Bugenhagen, la journaliste, le directeur du musée, le médecin... Autant de personnes qui se débattent sous la menace incessante de la mort. Alors que dans le premier film de la série, la présence du Mal était illustrée par un gros chien, c'est cette fois-ci le corbeau - au noir de jais -, qui fait office de messager de Lucifer.



Il n'est qu'à voir avec quelle rage le corbeau s'attaque à la pauvre journaliste, dont le visage se trouve en sang (une attaque digne des " Oiseaux" d'Hitchock). La mort de Bill Atherton (qui met des bâtons dans les roues des projets des adeptes de Satan), bien que la moins sanglante, est la plus réussie sur le plan de l'esthétique. Alors qu'il joue sur la glace au hockey, celle-ci se brise emportant le vieil homme sous l'eau, et les efforts de ses amis pour l'en sortir seront vain. Un véritable chemin de croix pour Richard Thorn, qui voit disparaître les uns après les autres les membres de son entourage. D'ailleurs, à qui peut-il se fier ? Damien peut compter sur des disciples placés un peu partout dans les arcanes du pouvoir (au sein de l'école militaire, dans l'entreprise familiale).



Comme pour "La malédiction", cette première séquelle a le bon goût de nous éviter le happy end, en aboutissant à un nouveau triomphe du Mal, après une surprise aussi inattendue que bouleversante, car allant jusqu'au bout de sa logique, l'Antéchrist n'hésite pas à sacrifier son "armée de fidèles".

Plutôt adroitement menée par un bon artisan du genre (Don Taylor: "Les évadés de la planète des singes", "L'île du dr Moreau") et bénéficiant des choeurs lyriques de la musique de Jerry Goldsmith, "La malédiction 2", continue à distiller des frissons, qui feront pardonner la présence de dialogues trop religieux (la scène d'introduction avec l'écroulement du site archéologique étant plus ridicule qu'autre chose), balancé même par des incroyants!








Du même réalisateur :

ILE DU DR. MOREAU - L (1977)