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Damien Thorn, fils de Satan, a désormais 32 ans et il est devenu l'un des hommes les plus puissants et les plus riches au monde, grâce à son entreprise, la "Thorn Company". La Maison Blanche fait même de lui son ambassadeur en Grande Bretagne. Mais un groupe de moines parvient à récupérer les sept poignards divins, uniques instruments permettant de tuer l'Antéchrist. Et pour le plus grand malheur de Damien, s'ajoute à cette trouvaille un nouvel alignement d'étoiles, annonçant, après plus de 2000 ans, la naissance d'un nouvel enfant divin...



Après deux films, "La malédiction" et \Damien - la malédiction 2\, où nous avons assisté à l'évolution de Damien Thorn, passant du stade d'enfant à celui d'adolescent ne sachant pas trop comment gérer son pouvoir maléfique, "La Malédiction Finale" vient clore cette trilogie sur l'ascension de l'Antéchrist sur Terre, et nous présente un Damien Thorn charismatique, puissant, qui a parfaitement su gérer sa vie pour accéder au plus haut échelon du pouvoir.

Damien est interprété par Sam Neill, qui n'en était qu'à ses débuts et n'avait pas encore rencontré les dinosaures de "Jurassic Park" ou le monde lovecraftien de "L'antre de la folie". Son rôle d'Antéchrist est un véritable rôle de composition pour cet acteur qui nous fait découvrir les différentes facettes de son personnage, étant tour à tour charmant, luttant contre la famine dans le monde, jouant avec des enfants, ou bien démoniaque, froid, calculateur, n'hésitant pas à envoyer ses suppôts tuer les nouveaux-nés qui pourraient être le nouvel enfant divin. Dans certaines séquences, on donnerait à Damien le Bon Dieu sans confession ! Dans d'autres, on prend pleinement conscience de ce qu'est véritablement Damien. Et tout ça, grâce au talent de Sam Neill qui, par son attitude, son regard, sa gestuelle, parvient à developper toute une panoplie d'émotions et de sentiments contradictoires pour son personnage. Ce qui caractérise bien l'Antéchrist de la Bible, prenant différentes apparences pour tromper son entourage et obtenir ce qu'il désire.



On retrouve dans ce troisième chapitre quelques éléments des films précédents, comme le chien noir qui veille sur Damien, ou bien les sept poignards sacrés, que l'on avait déjà vus dans le premier film, quand le prètre en donne un au père de Damien pour qu'il puisse tuer son enfant diabolique. Néanmoins, cette Malédiction Finale est moins percutante au niveau visuel que les deux autres volets, en particulier au niveau des scènes chocs qui sont peu nombreuses et surtout très basiques. Pas de décapitation, pas d'attaque de corbeau. Juste des morts très "naturelles", comme une chute de cheval par exemple. Ce qui fait l'originalité de cette trilogie est que les morts peuvent s'expliquer de façon rationnelle. Mais elles étaient assez spectaculaires dans les deux premiers films alors que là, il n'y a rien de bien transcendant. L'amateur de frissons restera sur sa faim. Peut-être qu'une surenchère dans les effets spéciaux n'aurait pas été appropriée mais on aurait quand même aimé avoir une bonne séquence choc. Dommage.



La meilleure séquence du film est une scène de monologue, sans artifice, si ce n'est une représentation du Christ très personnelle, une représentation conçue par Damien lui-même. Un Christ qui est placé ventre contre la croix, et non plus dos à elle. Caché dans la dernière pièce de sa demeure, Damien s'adresse à ce Christ positionné à l'envers ainsi qu'à son père Satan, dans un discours très puissant, très prenant, où Sam Neill fait encore des miracles. Une autre scène impressionnante nous montre Damien devant des milliers de fidèles, hommes, femmes et enfants, infirmière, avocat, jeunes scouts et même des prètres, tous ralliés à la cause du Diable. La domination de Damien s'est donc étendue bien au-delà de ses espérances et il a un contrôle absolu sur ses suppôts, qui n'hésiteront pas à tuer des bébés afin de découvrir qui est le nouveau-né, enfant de Dieu. Des scènes qui font froid dans le dos, car ce sont des cas de figure que l'on peut retrouver de nos jours avec les sectes et les embrigadements divers, Damien représentant le parfait gourou...



"La Malédiction Finale" conclut donc une très bonne trilogie démoniaque, intelligente, ne misant pas tout sur des effets spéciaux mais s'attardant à faire évoluer un personnage charismatique à travers différents âges de sa vie. Comme dans chaque chapitre, la musique de Jerry Goldsmith vient faire trembler nos nerfs, avec ses choeurs maléfiques et puissants. Moins spectaculaire que ces deux prédécesseurs, The Omen 3 pourrait presque s'apparenter à un thriller de politique-fiction, la crise israélo-arabe étant souvent citée dans le film. Le final, bien qu'un peu expéditif à mon goût, peut laisser entrevoir une ouverture pour un quatrième chapitre. Ce qui sera malheureusement chose faite, même si "La Malédiction 4" ne peut être raccordée à cette trilogie, de par l'absence du personnage de Damien. Un quatrième chapitre fait uniquement pour surfer sur le succès de la série... à oublier rapidement. Mieux vaut revoir l'évolution de Damien Thorn, l'Antéchrist le plus abouti du cinéma !

Retrouvez la BO du film sur notre site : http://www.horreur.com/critique-musique-54-malediction-finale-la.html






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