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Réalisation
Tommy Lee Wallace

Scénariste
Tommy Lee Wallace

Date de sortie
1982

Genre
halloween

Tagline


Cast
Tom Atkins
Stacy Nelkin
Dan O'Herlihy
Michael Currie
Ralph Strait


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John Carpenter & Alan Howarth

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(42 votes)
Un homme arrive blessé à l'hôpital. Dans la nuit qui suit, il est sauvagement assassiné. Le meurtrier se suicide dans sa voiture, laissant son geste sans explication. Le Dr Dan Challis va mener son enquête en compagnie d'Ellie, la fille de l'homme assassiné. C'est ainsi qu'ils se retrouvent dans une petite bourgade, dont la vie est organisée autour d'une fabrique de jouets.



Vilipendé par les fans de la saga d' "Halloween" et de Michael Myers, ce troisième épisode n'en constitue pas moins une tentative intelligente de sortir des sentiers balisés initiés par les deux précédents volets. Exit le personnage de Michael Myers. Nous ne sommes plus non plus dans un énième slasher. Lorsque "Halloween III" est mis en chantier, il était question de faire de chaque épisode d'"Halloween" une histoire indépendante mais ayant comme point commun la fête d'origine celtique. Les médiocres résultats au box-office décideront du retour du croquemitaine Michael Myers.



Le scénario de Tommy Lee Wallace puise directement dans l'héritage historique et légendaire (Stonehenge) pour mêler sorcellerie et innovations technologiques. Le personnage " maléfique " du film n'est autre qu'un mystérieux irlandais, Conal Cochran, qui compte renouer avec les traditions sacrificielles de la fête de Samhain. Pour se faire, rien de tel que d'utiliser l'aspect commercial et le merchandising pour atteindre sa cible: les enfants! En leur vendant des masques au pouvoir dévastateur.



C'est donc avec surprise que le script nous offre des critiques de l'utilisation commerciale d'"Halloween" ainsi que le danger conféré à la télévision. Ce qui donne l'impression d'être dans un film d'auteur (faisant penser à l'univers de Cronenberg, effet accentué par une musique qui peux agacer, mais dont le son, éléctronique et froid, appuie les images). Tommy Lee Wallace n'oublie pas de parsemer son long-métrage de clins d'oeils, et notamment au film de Carpenter (via des extraits d'"Halloween" par le biais de la télévision). Plus surprenant, un passage entier reproduit une scène de "Psychose" lorsque nos deux enquêteurs en herbe (le Dr Dan Challis et Ellis, la fille dont le père vient d'être assassiné) arrivent au motel, se faisant passer pour un couple, et pendant que la jeune femme occupe l'hôtelier, son compagnon va signer le registre et mener son enquête.

SPOILER

Les frissons ne sont pas en reste, avec des meurtres qui sans tomber dans le gore n'en sont pas moins horribles (mention spéciale à celui de la première victime dans l'hôpital quand des doigts viennent écraser une boîte crânienne après être passé par des orbites. Une scène qui fait son petit effet à chaque vision).

Seule la dernière partie du film tombe dans les affres de n'importe quel série B avec retournements prévisibles à la clé. Lorsque l'un des robots ne cesse de se relever (même sans tête, ou juste avec son bras) pour mieux faire sursauter le spectateur. C'est regrettable pour un film qui a eut le désir de sortir des sentiers battus.

FIN SPOILER



Le look des meurtriers robotisés n'est pas sans rappeler la démarche mécanique de Michael Myers (décidemment l'ombre du film matriciel plane sur cet épisode censé pourtant rompre le cordon ). Leur méthode de meurtre est assez horrible pour leur conférer un aspect menaçant (lorsque le dr Challis regarde par sa fenêtre et voir plusieurs de ses indivus aliDgner dans l'obscurité). On retrouve avec plaisir dans le rôle principal, Tom Atkins, acteur alors en vogue au début des années 80 ("New York 1997", "Fog") qui s'impose avec crédibilité dans son rôle. Malchanceux, il tente d'avertir son entourage du danger qui les menaçe (lui-même a des enfants) mais y arrivera-t-'il?

Série B sans grande prétention, "Halloween 3:le sang du sorcier", a suffisament d'atouts pour convaincre (acteurs concaincants, meurtres sadiques). Il suffit juste de passer outre une musique relativement agaçante, et de se laisser emporter par une histoire qui évite le happy end, d'habitude de rigueur. Collaborateur de John Carpenter, on devra à Tommy Lee Wallace un "Vampires 2" de sinistre mémoire, de qui on préférera se souvenir de "Halloween 3" et de "It".