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Le jeune Bastien vient de perdre sa mère et mène une vie ennuyeuse et sans intérêt. Un jour, il emprunte un mystérieux livre à un bibliothécaire ronchon. Un livre qui va le plonger de manière intense dans le monde merveilleux de Fantasia, se construisant au fur et à mesure. Il suit les aventures de Atreyu, un très jeune guerrier qui va devoir sauver le monde de Fantasia d'une curieuse force maléfique : le Néant.



C'est après l'excellent "Das Boot", que Wolfgang Petersen se tente au fantastique avec "The neverending story". On pourrait faire le rapprochement avec les multiples blockbusters américains, très nombreux en 1984, seulement ici pas de grands noms, ni d'acteurs qui auront par la suite une grande carrière. Mais le scénario et la réalisation de Petersen réserve bon nombre de surprises, qui ont contribuées au succès du film, devenu culte.



Bastien a perdu sa mère, et se retrouve pratiquement seul au monde. Son père ne le comprend pas et le pauvre garçon est constamment racketté par un trio de lardons insupportables qu'on corrigerait volontiers avec de bons coup de pied dans les fesses. Bastien se réfugie dans le monde de la lecture et de l'imaginaire, seul monde qu'il semble comprendre vraiment. Poursuivi par ses racketteurs habituels, il se cache dans la bibliothèque de M. Koreander, un homme grincheux qui empêche Bastien de lire un étrange livre, "L'histoire sans fin". Bastien l'emprunte en cachette et se décide à aller à l'école. Manque de chance, il tombe en plein contrôle et préfère aller bouquiner dans l'inquiétant grenier de son école. Il va découvrir le monde de Fantasia, et surtout l'aventure de Atreyu, un jeune guerrier envoyer par la petite impératrice pour sauver le monde magique de Fantasia.



Si le film est directement destiné aux enfants, on ne peut pas dire qu'il soit totalement innocent. Car justement plusieurs scènes ont de quoi terrifier nos chères têtes blondes ou inquiéter sérieusement le public adulte. Déjà, on ne peut pas dire que le quotidien de Bastien soit franchement gai et il n'affiche aucun sourire pendant une bonne partie du film! Mais le plus surprenant vient de la présence d'un méchant particulièrement "horrifique", Gmork, une sorte d'énorme loup sanguinaire peu rassurant qui mourra par ailleurs dans le sang.

De même, on citera la présence du Néant, une sorte de menace invisible et destructrice, dévastant Fantasia petit à petit. La scène de l'Oracle est également très impressionnante, jouant volontiers avec les nerfs du spectateur. L'oracle est en fait représenté par deux superbes statues de Sphinx, désintégrant tout ce qui peut passer à leur vision, superbe idée. Mais la scène qui a sans aucun doute, marqué toute une génération, c'est la mort du cheval d'Atreyu dans les marécages de la Mélancolie, une séquence émouvante et éprouvante, qui pourra déstabiliser les plus petits…comme les plus grands !



La musique de Giorgio Moroder est également très intéressante, composée d'envolées merveilleuses qui caractérisent parfaitement l'univers de Fantasia. Bien sûr, une galerie de créatures très "Fantasy" sont là pour assurer le spectacle pour les plus jeunes : un géant mangeur de pierre, un gentleman et son escargot géant (des personnages qui semble tout droit sorti de "Alice aux pays des merveilles"), le couple de gnome qui ne cesse de se disputer, la tortue géante Marla, une chauve souris géante et son drôle de compagnon et bien sûr le dragon Falcor, sans aucun doute la créature la plus appréciée du film. Aujourd'hui, les effets spéciaux ont pris pas mal de rides, en particulier des lignes de transparences trop visibles lors des scènes de vols sur le dos de Falcor, et un Gmork trop pataud. En tout cas, les décors, eux, sont toujours aussi beaux. Petersen nous offre un voyage magique et inoubliable, kitch, sombre parfois, qui émerveillera petits et grands.








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