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Quelques dix ans plus tard, "Evil Dead" continue de faire des émules. Cette fois, c'est Troma qui nous l'a dégoté. Sur l'île de Manitou vit un vieillard, isolé dans une cabane au fond des bois, il est le gardien. Sa présence au sein d'un cercle sacré, empêche au Wendigo – une créature issue d'une légende indienne – de se déchaîner sur terre. Un jour, deux chasseurs ivres morts pénètrent la propriété du vieil homme. L'un d'eux brise le cercle magique qui protégeait la cabane, puis tue le vieillard. Le Wendigo est donc libéré et va s'attacher à posséder tous les êtres humains de l'île. Pour cela il va revêtir plusieurs apparences et surgir de là où on l'attend le moins. Sur le continent, une jeune fille voit le vieux gardien en rêve. Celui-ci lui fait savoir qu'elle est l'élue et qu'il lui revient donc de reformer le cercle pour repousser le démon. Sandy va alors tenter de rallier l'île maudite en avion…



Quelques mots avant de poursuivre : Frostbiter ne s'adresse qu'aux fans de films ultra cheap et/ou à ceux qui sont déjà accro à Troma… Les autres, passez votre chemin ou alors, initiez-vous avec un autre métrage. Vous y reviendrez plus tard.

De fait Frostbiter est une merveille dans le style "je fais un film avec trois pauvres bouts de ficelle, en pompant ce qui a déjà été fait !" La référence est ici "Evil Dead 2". Non seulement par la façon d'aborder certaines scènes avec une caméra gentiment secouée, mais aussi par l'action à l'humour bien barré. Cette inspiration est totalement assumée puisque lorsque les chasseurs affrontent une sorcière dans leur cabane, un poster du film orne l'un des murs.



Mais il faut avouer que là où Sam Raimi avait réussit à transformer l'essai avec un budget minime, Frostbiter se prend les pieds dans le tapis. Quasiment tout les effets "pas-du-tout-spéciaux" sont profondément amateurs (de l'animation de pâte à modeler aux marionnettes en passant par la dissimulation de membres sous du tissu pour les faire croire amputés). Une catastrophe ; et le fait de dire que l'on n'y croit pas un instant est ici un euphémisme.

Mais ce n'est pas tout, le budget microscopique est desservi par un scénario crétin au possible… à hurler de rire. Les scènes où intervient le Wendigo sont toutes hilarantes et passablement absurdes, conférant à la bobine une atmosphère décalée. Les dialogues ne sont pas en reste et contribuent au ridicule (maîtrisé !) du métrage.



C'est ainsi, le film est bercé de cette énergie de l'amateurisme, épaulée par une volonté d'atteindre les profondeurs de la bêtise, qui tendent à tourner toute situation en dérision. En effet Frostbiter doit être regardé au 15ème degré, au risque que la pilule ne passe pas. En outre il serait fort dommage de se priver des nombreuses très bonnes idées dont regorge le film (comme voir un Chili attaquer des gourmets), certes sous exploitées du fait du budget plus que serré (voir inexistant), mais qui valent largement le détour.



Un pur film d'exploitation fauché au scénario pourri qui ravira les amateurs du genre, mais personne d'autre. Frostbiter s'assume en tant que vrai nanard jouissif. Un film tellement "cheap" et excité que j'en rie encore !

A noter la présence, dans le premier rôle, de Ron Ashton, guitariste des Stooges et de Iggy Pop.








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