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Un culte de Troma, un chef-d'œuvre du TRES mauvais goût et des blagues scato et irrévérencieuses. Le Toxic Avenger est de retour ! A Tromaville, la mafia des couches culottes prend en otage une classe d'handicapés. Toxie, aidé de son fidèle compagnon, Gras du cul, va tenter de les arrêter. Mais les malfrats déclenchent une bombe qu'ils ne peuvent désamorcer. Afin de sauver l'école de Tromaville, le compagnon de Toxie va donc avaler la bombe alors que le Toxic Avenger s'enfuit avec deux jeunes handicapés. Sous l'effet de l'explosion deux dimensions parallèles vont se croiser et Toxie va être projeté à un Amortville où son alter égo, Noxie, fait régner la terreur avec un Sergent Kabukiman cocaïnoman. Noxie quant à lui va se retrouver dans un Tromaville où tout n'est que gaîté, et va profiter de la réputation de Toxie pour commettre quelques larcins...



Le film s'ouvre sur une prise d'otage d'anthologie où Toxie va éclater un malfrat avec une bible et un extrait du patriot act !
Tout le métrage repose sur des clin d'œil malicieux tant vers d'anciens Troma (apparitions d'acteurs fétiches de la Troma comme Lemmy de MotörHead) que vers d'autres bobines comme "Star wars épisode I" ou même "Citizen Kane", pour ne citer que lui.
Le film se regarde donc avec les deux yeux grands ouverts pour tenter de percevoir toutes les références qui le ponctuent.



Mais Citizen Toxie ne constitue pas qu'une vitrine des inspirations diverses et variées du réalisateur, c'est un Troma dans toute sa splendeur. Il cumule les scènes très gore (d'ailleurs plutôt bien menées, considérant que c'est un Troma) les vannes pourries (l'apparition de l'homme dauphin et autres super-héros complètement débiles) et les propos absurdes mais non dénués d'idées politiques.
Mais le thème reste résolument humoristique. Certaines scènes où l'on découvre la vie du Toxic avenger sont à ce titre, tout bonnement jouissives autant que profondément débiles (Toxie fait le clown avec un plot sur la tête pour amuser sa femme… qui est aveugle !).



Le rythme quant à lui, est fort soutenu et l'on ne s'ennui jamais, puisque tout les ingrédients s'y imbriquent parfaitement. Toxic Avenger IV pourrait s'apparenter à une succession de claques dans la figure (ou plutôt de balai-serpillière !) pendant ses quelques 100 minutes.

La musique du métrage est comme à l'habitude, résolument punk-rock et cadence énergiquement Citizen Toxie de gros riff bien gras.



Après 15 ans d'absence des écrans, Toxie nous revient donc avec un métrage purement rock'n'roll et prouve à ceux qui n'y croyaient pas, sa forme phénoménale.
Troma était en bonne santé au moment de tourner ce petit bijou et cela s'en ressent. L'énergie que dégage Citizen Toxie est assez impressionnante. Alors, comme toujours chez Troma, ce film va rendre les fans encore plus accros, mais risque aussi de convertir nombre de réfractaires.

Un bon métrage pour s'initier à Troma puisqu'il regroupe tous les ingrédients qui ont fait le succès de la société. Chacun étant largement identifiable (les femmes, le sang et l'humour décadent).

Un culte de plus à leur actif !

Merci aux sites Devildead.com et Sanchodoeasia.com pour les photos.