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Quelques dix ans avant le poissonnier meurtrier de "Souviens-toi l'été dernier", Troma inaugurait le Slasher aux relents de marée basse. La vision de "Blood Hook" de nos jours change la façon d'aborder le film. Le spectateur y trouvera ainsi, un nanar bien kitsch. "Appâts vivants… mais pas pour longtemps." Une bande d'adolescents plonge dans les tréfonds de l'Amérique pour participer à un tournoi de pêche. L'un d'eux est originaire du coin. Enfant, son grand-père fût entraîné dans le lac, sous ses yeux. De retour sur les lieux du drame, les étudiants assistent à de mystérieuses disparitions. Cela n'empêche pas le sherif du village de permettre au tournoi de pêche de continuer. Mais les appâts ne sont pas forcément des vers et les touches ne sont pas forcément des poissons !



Amis pêcheurs, bonjour !
"Blood Hook" est, comme tout Troma qui se respecte, un film à petit budget. Une petite série B issue des années 80.
Loin d'être un chef-d'œuvre, le métrage se révèle très agréable à regarder. Non pas pour ses prétentions scénaristiques non plus que techniques. Le traitement de l'histoire est celui de tout slasher se respectant, retournements de situation, le meurtrier n'est pas celui que l'on croit… Bref, rien de bien neuf ni de très intéressant.



En revanche le film se démarque par l'idée de la personnalité du tueur. Le tueur de "Scream" a son masque fantomatique tordu, celui de "Souviens-toi l'été dernier" son crochet de poissonnier… Ici ce qui fait sa particularité c'est l'utilisation d'une canne à pêche pour tuer ses victimes. Le meurtrier pêche littéralement ses victimes avec un hameçon géant ! S'ensuivent des scènes assez caustiques de quidams "péchés au vif."

Mais sorti de cette originalité, le film reste très moyen et ne se démarque d'aucune autre façon. Une musique quasi inexistante et peu intéressante rythme les péripéties du groupe d'adolescents. La personnalité des protagonistes est, comme dans tout slasher, caricaturale. Si ce n'est que celui-ci insiste particulièrement sur le côté plouc des habitants de la région où se déroule le concours de pêche. Pas de quoi s'extasier, donc.



Ce ne seront pas non plus les scènes gores qui attireront le spectateur. Le sang est plutôt rare dans ce film. Et lorsqu'il fait son apparition, cela reste très spartiate. Le réalisateur savait qu'en matière d'effets, ses moyens étaient très limités. Les prothèses et autres trucages latex sont donc utilisés avec parcimonie. Ce qui ne saurait être considéré comme un défaut, tant ceux-ci sont sommaires.



En définitive "Blood Hook" est un divertissement tout juste moyen pour tous. Mais il plaira tout particulièrement aux fans de slasher – pas ceux de la génération "Scream" – et aux collectionneurs acharnés de films Troma.
Pour ces derniers, "Blood Hook" illustre parfaitement les capacités de la Troma au milieu des années 80. On pourra tout de même regretter la timidité du métrage.








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