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Lucy Emmerson s'installe avec ses deux fils, Michael et Sam, dans la ville de Santa Carla. Mais lors d'une soirée, Michael suit une jeune fille dont il vient de tomber amoureux, Star. Celle-ci fait partie d'un groupe de motards écumant les rues de la ville, dirigé par le mystérieux David. Buvant le contenu suspect d'une bouteille offerte par David, il commence à se changer lentement en vampire. Sam, se rendant compte de la transformation de son frère, décide de s'allier avec deux chasseurs de vampires pour affronter ces dangereuses créatures de la nuit…



Réalisé la même année que "Near Dark", "The lost boys" fonctionne sur le même canevas : des vampires loubards, sadiques et cruels semant la terreur partout ou ils passent, vampirisant au passage un innocent jeune homme, amoureux de l'unique membre féminin du groupe. Et pourtant "The lost boys" prend une tournure différente, versant davantage dans le délire rock et grand guignolesque, que dans le chef d'œuvre lyrique et inoubliable. D'ailleurs on peut prendre peur en voyant le nom de Joel Schumacher à la réalisation, capable d'excellents films comme "8 Mm", "Flatliners", "Phone Game" ou "Chute libre", ou d'infâmes daubes comme "Batman Forever" et sa suite, ou "Bad Company". Coup de chance, "The lost boys" fait partie de ses meilleurs films, et rallonge la liste des sympathiques séries B 80's traitant des vampires "new age" : "Near Dark" justement, "Vamp", "Fright Night" 1 et 2…



Le film débute par des attaques fulgurantes de vampires, jouant davantage sur la suggestion que sur les effusions gores. C'est par la suite que l'on rejoint le destin d'une petite famille s'installant dans la ville de Santa Carla. Un excellent générique où l'on découvre une ville de marginal, de punk mais aussi de touristes immigrés… Le tout servi par l'excellente chanson des Doors "People are Strange". Les Emmerson sont au nombre de trois : la mère, divorcée et déstabilisée; Michael, un jeune homme très attaché à son jeune frère Sam, turbulent et bavard. Lors d'une soirée, alors que Lucy rencontre un charmant directeur de video club, Michael aborde la splendide Star, traînant avec une bande de dangereux motards, invitant Michael à l'occasion dans leur refuge. Le jeune homme est forcé de boire une bouteille, remplie d'un mystérieux liquide. Peu après son retour, son caractère et son comportement devient intrigant voire agressif. C'est en lisant des BD horrifiques sur les vampires, que Sam se rend compte que son frère se transforme en suceurs de sang.



Contrairement à "Near Dark", le film de Schumacher met l'accent sur l'humour, le délire et les effets spéciaux tapageurs. Quelques gags efficaces ou amusants comme les techniques anti-vampires mises en œuvre lors du repas entre Lucy et son nouveau compagnon ou les animaux empaillés du grand père s'entassant dans le placard de Sam. Bon casting d'ailleurs, bien fourni où on retiendra en particulier la performance inquiétante et sadique de Kiefer Sutherland, et la présence de deux jeunes acteurs déjà habitués au genre fantastique : Corey Haim (le très mauvais "Sylver Bullet", le sympathique "Watchers") et Corey Feldman ("Vendredi 13 chapitre final", "Gremlins", "Toxic Avenger 4", "C'était demain"). Schumacher vire même dans le grand guignol dans une scène finale mémorable, ou des vampires se font empaler et électrocuter sur des chaînes hi-fi ou se désintègre dans des tourbillons d'hémoglobine !



Si le film fait part au délire, on peut noter une plongée soudaine dans la violence gore pas vraiment rigolote lors d'une scène où David et les siens dévorent un groupe de paumés au coin du feu. Forcément ça saigne et ça gicle dans un flot d'images chocs. La bande sonore est également une belle réussite, versant dans le lyrisme poétique (le survol de la caméra dans les nuages) ou dans les tubes rock très agréable à écouter, s'harmonisant parfaitement avec le film. Renouvellement très "cool" du mythe du vampire, "The lost boys" remplit parfaitement sa fonction et fait passer un excellent moment.