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Le docteur Potter s'installe avec sa femme et sa petite fille dans une agréable petite ville. Il décroche un poste à l'asile de la région, où il se heurte à quatre détenus, persuadés que Potter a tué leur docteur habituel. Lors d'une coupure de courant, ils vont pouvoir s'enfuir et semer la terreur dans la ville… Alone in the dark fait partie des séries B horrifiques comme "Les griffes de la nuit" ou "Critters" qui ont permis à la New line de construire sa renommée. Tout comme "The funhouse", "Alone in the dark" fait partie des excellents slashers du début des années 80. Même si on ne peut pas parler complètement de slasher dans le cas de "Alone in the dark". On est étonné d'abord par l'étonnant trio du film, à savoir Jack Palance, Martin Landau et Donald Pleasance, ici dans des rôles bien allumés. Tant mieux en tout cas, comme dirait certains.



Laissant les malades déambuler dans leur environnement (Dan tombera sur une "fausse secrétaire"), Bain, directeur de l'établissement, surveille de très près un groupe d'assassins que Dan décide de prendre en charge. Quatre meurtriers qui ne rêvent que de s'échapper et de l'éliminer. Parmi ces quatre détenus, une colonel fou, un ancien prêtre pyromane, un violeur de gamines et un mystérieux tueur surnommé "le saigneur", refusant de montrer son visage et saignant du nez lorsqu'il tue une victime. Une nuit, une coupure de courant s'abat sur la ville, réduisant à néant le système de sécurité entièrement électrique de l'asile. Enfin libres, les quatre psychopathes vont déambuler dans la ville à la recherche de victimes mais surtout, pour tuer Dan Potter et sa famille. C'est lors d'une nuit de cauchemar, que la famille Potter va devoir affronter les horribles tueurs. Un pitch drôlement réussi pour un film versant volontiers dans un huis clos style "La nuit des morts vivants".



On le sait, Jack Sholder est capable du meilleur ("Hidden") comme du pire ("Wishmaster 2" et "La revanche de Freddy", non merci !). Avec "Alone in the dark" il signe une excellente série B horrifique malheureusement très vite oubliée. Le scénario en lui-même est vraiment bien ficelé, Sholder n'hésitant pas à faire monter la tension d'un cran comme dans la scène où la petite fille de Dan se retrouve sans le savoir avec l'assassin pédophile, ou l'apparition inattendue (et onirique) d'un zombie. L'un des principaux intérêts du film est l'utilisation de l'obscurité, ici synonyme de peur et de terreur totale. Ainsi l'une des protagonistes verra son ancienne peur du noir revenir brutalement, la rendant de plus en plus vulnérable. On retrouve aussi l'idée du monstre caché sous le lit ou dans le placard avec les tueurs se cachant justement aux endroits pré-cités. Dans une scène hallucinante, l'une des victime se retrouve piégée sur son lit, le tueur se cachant en dessous du matelas et faisant ressortir la lame de son couteau à n'importe quel endroit, obligeant la victime à être constamment sur ses gardes. Un très grand moment.



Les meurtres, eux, ne jouent pas vraiment la carte de l'originalité mais restent efficaces. Le film n'est pas vraiment un slasher mais y ressemble par moments comme avec ces deux ados fornicateurs qui finiront bien sûr entre les mains expertes des tueurs. Le temps d'une scène, Sholder offre un clin d'œil amusant (ou une idée plagiée ?) à "Vendredi 13" lorsque "le saigneur" se met à porter un masque de hockey. La fin, tout comme beaucoup de films d'horreur de cette époque, nous annonce que la terreur est loin d'être terminée mais dans un style "fin ouverte" bien plus intéressant que l'habituel sursaut du "tueur pas tout à fait mort qui revient". Les acteurs sont vraiment bons et Sholder signe là une véritable curiosité. Sans pour autant être une révolution ou un chef-d'œuvre, "Alone in the dark" est une excellente surprise dans le sillage des slasher 80's.