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Une bande de quatre jeunes gens décide de passer la nuit dans un train fantôme, lors d'une sortie dans une fête foraine. Ils vont assister malgré eux à un meurtre, commis par un étrange personnage qui va, bien évidemment, les traquer jusqu'à révéler une identité des plus terrifiantes...



Etrangement ignoré, "The Funhouse" fait pourtant parti des excellents films qui ont forgé le talent de Tobe Hooper. Tourné pendant la vague de slashers du début des années 80, "The Funhouse" se démarque de ses concurrents en évitant les effets horrifiques voire le gore. Les amateurs d'hémoglobine et de meurtres à la "Vendredi 13" peuvent passer leur chemin, le film ne verse jamais dans le grand guignol. Là encore Tobe Hooper nous plonge dans une ambiance inhabituelle, à savoir une fête foraine puis évidemment un train fantôme. Tout le monde le sait, les trains fantômes sont évidemment ridicules et font alterner rires et frissons. Mais ils ont aussi un côté inquiétant et malsain presque inexplicable, tout comme les clowns ou les poupées. Le film repose justement sur un inquiétant train fantôme où les héros vont se retrouver enfermé.



Le film débute de manière étonnante à travers un générique des plus inquiétants mais aussi avec la parodie de "Halloween" et de "Psychose"!! Tobe Hooper alignera par la suite quelques clins d'œil à "Frankenstein" avec cet imposant poster de la fameuse créature dans la chambre d'un gamin, une télévision qui diffuse "La Fiancée de Frankenstein" et le tueur se cachant derrière un masque représentant ladite créature. Un groupe d'amis, après s'être bien éclaté dans une fête foraine, décide de passer la soirée dans un train fantôme (on me dira , c'est une idée un peu idiote). Témoin d'un meurtre , les quatre jeunes gens vont devenir la cible du tueur, en réalité un horrible monstre de foire surveillé de près par son papa (dont le maquillage est signé Rick Baker).



Pendant ce temps, le petit frère de Amy (héroïne du film) n'a rien d'autre à faire que de partir en pleine nuit pour aller à la fête foraine, qui vient de fermer ses portes. Le scénario, très classique, vous en conviendrez, est pourtant terriblement efficace et Hooper n'hésite pas à nous flanquer la frousse à travers quelque scènes mémorables. On remarquera l'apparition de William Finley (le compositeur de "Phantom of the Paradise", qu'on a pu voir également dans "Sisters" et dans d'autres films de Hooper) ainsi qu'une utilisation des décors et des éclairages des plus judicieuses, nous plongeant dans une ambiance originale et colorée. Un Hooper injustement méconnu, très rare, qui mérite d'être (re)découvert absolument.