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Fils du roi Jed, Dar est capturé à sa naissance par les sorcières du sorcier Maax. Sauvé par un paysan, Dar grandit dans un petit village et découvre qu'il a le don de communiquer avec les animaux. Après un massacre perpétué par les Juns, il cherche à se venger…



Après la sortie du cultissime "Conan le Barbare", des dizaines de petits sous-Conan virent le jour. Parmi eux de beaux nanars comme "Les Barbarians", "The barbarian queen", "Yor le guerrier du futur", "Kalidor la légende du talisman" et le fort sympathique "Dar l'invincible". Pour le scénario, pas grand à chose à en tirer, tout est pratiquement pompé sur "Conan le barbare". Seulement ici, le héros est capable de parler aux animaux avec qui il va s'allier : deux mangoustes (pourquoi pas ? elles sont si mignonnes), une panthère féroce et un aigle. Dar apprend que l'affreux Maax pratique plusieurs sacrifices sur la pyramide sacrée, semant la terreur dans son royaume. Dar va rencontrer Kiri (mais non, pas le fromage !!) une magnifique esclave (Tanya Roberts, d'une beauté rayonnante) et deux pèlerins qui vont l'aider dans sa quête.

Tout d'abord on décrira les défauts comme dus à un manque de budget évident, un coté kitch assez ringard et un acteur principal inexpressif (Marc Singer, futur héros de la série "V").



A part tout cela, on pourra remarquer que "Dar l'invincible" est bien meilleur que "Conan le destructeur", piètre suite de "Conan le barbare". Grâce à une amusante utilisation des animaux et surtout des idées en pagaille : les sorcières aux têtes pas possibles mais au corps de rêve, une bague œil, des hommes chauve souris qui digèrent leurs victimes en quelques secondes, les gardes hyper violents qui s'acharnent sur tout ce qui bouge, la vision aérienne à travers les yeux de l'aigle, la route jonchée d'empalés… Et puis Coscarelli (créateur de la série des "Phantasm" quand même) nous sert également de belles scènes d'anthologie comme la bataille finale nocturne, à la fois inventive et violente, qui est un véritable ravissement. On se souviendra aussi de la belle photographie de John Alcott qui a travaillé entre autre sur "Barry Lyndon" et "Shining", et de beaux décors naturels.



Et même si Don Coscarelli ne semble pas toujours très à l'aise dans cette univers, il réussit à nous faire passer un excellent moment qui fait de "Dar l'invincible" l'un des meilleurs sous-Conan. Un cocktail de naïveté et de fraîcheur auquel on ne peut résister.



Le film aura 2 suites : "The Beastmaster 2 : Through the portal of time" en 1991 et "The Beastmaster 3 : The eyes of Braxus" , qui a été tourné pour la TV américaine. Marc Singer reste fidèle au poste dans ces deux suites mais pas Coscarelli. Une série sera également tournée pour la TV, mais sans Marc Singer, en 1999.