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Ben, un jeune garde-côte entraîne un ami et collègue à la pêche aux homards. Au cours de la plongée il découvre une énorme dent plantée dans un des câbles électriques, installés plusieurs mois auparavant. Intrigué par la taille de sa découverte et ne trouvant pas de réponse à sa recherche, il lance un appel sur internet. Sans même le prévenir de son arrivée, la paléontologue Cateline Stone débarque sur place , bien déterminée à le rencontrer, mais non sans lui avoir au préalable caché sa véritable fonction professionnelle. En effet, elle vient de reconnaître la dent d'une espèce de requin préhistorique "logiquement" disparu : le Mégalodon.



NU IMAGE. Je vous devine déjà moqueur et le sourire carnassier en coin. David Worth, lui ne se pose pas ce genre de questions visiblement. Fort entre autres de "Kickboxer (avec Van Damme), le monsieur s'attaque aujourd'hui en 2004 à la post-production sur le projet TV de "Puppet Master VS demonic Toys" (où Traci Lord fut un temps pressentie avant de se "retirer" - sourire et dédicace à Stéphane).
Il prend évidemment le soin de s'adjuger les services de Willie Botha pour les effets-très-spéciaux ( "rats", "spiders 2", "shark attack 2" parmi les joyeusetés du catalogue) : mais le vrai prodige porte un nom : le numérique.

Après avoir signé "shark attack 2", il persiste et signe. Et il faut bien reconnaître qu'il ne s'embarrasse pas à trouver de nouvelles idées. En manque d'imagination évidente, il va se contenter de rassembler tout ce qui a déjà été fait en matière de Shark movie : les attaques isolées, le personnage sans scrupule, l'attaque de la plage (j'aimerais bien un jour que l'on m'explique comment un requin parvient à venir au bord d'une plage dans 50cm d'eau…), l'éternel bogosse flanqué d'une "warrior bimbo" (fragile, mais forte quand il le faut bien sûr !).
Alors oui ! les images de synthèses sont légion, les incrustations récurrentes d'archives documentaires sont bien en place et alors ? Nous savons de toute façon à quoi nous attendre non ? La réputation de NU IMAGE n'étant plus à faire, pourquoi s'évertuer à espérer du grand art ? Là réside toute la magie : on accepte l'idée de visionner un nanar, et dès lors on peut se retrouver surpris de passer un moment plutôt sympa ( pause sourire ).

Certains seront surpris de voir que notre Megalodon déjeune volontiers de bateaux, le tout bien ancré à la verticale, très certainement pour aider à la déglutition. Grotesque ? oui ! mais qu'est ce que c'est "bon" ! Ne riez pas.
Ici point de discours philosophique. Un des gros avantages dans ce type de production, c'est qu'il est nul besoin de réfléchir. Le scénario ? imbécile et/mais hilarant : une excuse comme une autre pour justifier sans doute ma future note. L'obligation de raconter l'histoire est donc tout à fait dérisoire, le but avoué étant juste de goûter aux visuels.
Les personnages sont quand à eux hyper stéréotypés comme à l'accoutumée et médiocres de bout en bout. Seule la plantureuse Jenny Mc Shane pourra encore éveiller l'intérêt de ceux qui ne dorment pas.

On pourra s'amuser de notre Megalodon qui "grogne" comme un chien, attiré par les champs électriques contenus dans une gaine de fibre optique ( or la fibre optique empêche toute émanation, donc toutes possibilité d'une quelconque sensibilité). Mais NU IMAGE s'en moque, et moi aussi à vrai dire. Je retiendrais juste que bon nombre de protagonistes à ce flamboyant nanar sont fidèles au genre. Ainsi, hormis David Worth, Jennifer Mc Shane "louait" déjà sa plastique dans "shark attack", et Scott Devine signe les dialogues (!) des trois volets.
Bien sûr le Megalodon n'existe plus : à ma connaissance il n'a jamais auparavant tiré de demoiselle en parachute, ni même dévorer des embarcations, encore moins nager debout. Mais moi j'aime ça ! Un mauvais choix ? non, juste envie de rigoler parfois comme tout un chacun.
Je le revendique et je l'assume. A présent vous pouvez rire.








Du même réalisateur :

SHARK ATTACK 2