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En Angleterre, le magistrat Sir Edward Whiteman fait régner la terreur avec l'aide de ses fils. Fervent adorateur de Dieu, il n'hésite pas à condamner ou à envoyer à la torture toute personne pouvant avoir des croyances païennes. C'est ainsi que de nombreuses jeunes femmes succombent à la violence de ses fils qui n'hésitent pas à les violer ou à les humilier auparavant. Mais les agissements de la famille Whiteman n'attirent pas que de la sympathie parmi les habitants. Oona, une vieille femme pratiquant la sorcellerie, va maudire la famille Whiteman. Une malédiction s'abat alors sur les descendants d'Edward Whiteman…



"Les Crocs de Satan" permet à Vincent Price de recomposer un rôle qu'il a déjà tenu en 1968 dans le célèbre "Le Grand Inquisiteur", celui d'un homme sans cœur, sans pitié, s'amusant de la souffrance des femmes qu'il envoie au bûcher ou à la torture sans la moindre preuve. Son personnage est particulièrement antipathique dans ce film. Il n'a même pas de compassion pour sa nouvelle épouse qui doit obéir à ses moindres ordres. Ses agissements font qu'il est craint de tous et il peut aisément asseoir son autorité sur la population.



On pourrait classer ce film d'Hessler dans la catégorie " film macho " car les hommes dominent les femmes sans aucune retenue. Quand les fils du Sir viennent voir la nouvelle serveuse d'une petite taverne, c'est pour en contempler les charmes, de force s'il le faut. Quand la femme de Whiteman n'est pas d'accord avec les pratiques de son époux, son fils la gifle et lui interdit de parler. Un monde très machiste donc, où la femme n'a guère sa place et sert uniquement le côté obscur de l'être masculin auquel elle doit être complètement soumise.



L'érotisme léger est présent dans le film et on a droit à quelques seins dévêtus par ci par là. Niveau horreur, on assiste à peu de choses. Femme fouettée, marquée du " H " de hérétique au fer brûlant, torture par les flammes, ce seront les seules réjouissances auxquelles nous auront droit. On est bien loin du film référence en la matière, à savoir " La Marque du Diable ".



Comme tout film d'époque qui se respecte, on notera une application particulière dans la confection des costumes et dans la reconstitution d'une époque révolue.

Le fantastique fera son apparition vers le milieu du film, après que Oona ait proféré sa malédiction sur la famille Whiteman. En effet, une sorte de créature mi-homme mi-loup se charge apparemment de tuer les descendants du magistrat. Serait-ce le garçon d'écurie, amoureux de la fille de celui-ci, qui se transformerait sous l'influence des pouvoirs de la sorcière ? Le mystère est habilement entretenu et cette apparition du fantastique relance l'intérêt du film. Car malgré le jeu plutôt bon des acteurs, Price en tête, le film est assez lent et il ne se passe pas grand chose, comme dans la plupart des films de ce genre d'ailleurs.

On prendra quand même plaisir à suivre le regard halluciné de Price en lutte avec les forces de Satan dans ce film somme toute classique mais pas inintéressant.








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