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A bord d'un bateau, un jeune couple jette l'ancre et s'apprête à faire l'amour. Malheureusement l'ancre accroche des câbles électriques, dans lesquels Jason était prisonnier au fond du lac. Il n'en faut pas plus à notre monstre pour qu'il resurgisse et harponne illico nos deux amoureux. Au même moment, un groupe d'étudiants et leurs professeurs embarquent à bord d'un paquebot, direction New-york, pour fêter la fin de l'année scolaire…



Comment dire ? là c'en est trop ! Pourtant la toute première incursion urbaine de Jason pouvait laisser entrevoir un renouveau de la série…
Il n'en est rien : prenez un lac, un bateau de croisière ( façon Love boat ), deux-trois adultes en conflits, une bonne poignée d'adolescents attardés et stéréotypés. Vous laissez voguer tout ce beau monde durant une nuit entière avec à son bord un serial-killer pas franchement en grande forme, et vous obtenez le pire épisode depuis le début ( l'avenir me montrera hélas que ce n'est pas le dernier ).

Il faut dire que dès le début j'aurais pu me méfier. Réunir un casting aussi hétéroclite aurait dû me mettre sur la voie, jugez plutôt : Sunset Beach, Dynastie, Santa Barbara, Les Feux de l'Amour, Melrose Place, 21 Jump Street, tels sont les territoires d'où sont issus nos protagonistes. Forcément ça vous calme un fan de la première heure…
Il n'y a vraiment pas grand chose à sauver dans cet "ultime retour ". La première partie maritime nous offre un scénario inexistant – écrit par Rob Hedden ( "Mc Gyver", rien de surprenant donc ), des acteurs pitoyables qui "surnagent" ; même le paquebot - qui aurait pu nous offrir un terrain de meurtres sympathique – présente des décors insipides.

On se dit alors qu'une fois à terre, notre Jason va faire des merveilles dans ce monde urbain qu'il découvre ! Niet ! Il se contentera de quelques ruelles, quelques toits, un passage dans le métro (qui aurait mérité d'être mieux exploité) et les égouts de la ville : un "tour-operator" rapide et décevant. Les loubards semblent tous droits sortis de Flasdance ou Fame ( !), les passagers du métro qui restent stoïques au passage de Jason dans les wagons ( !). Bref que du tout bon pour rigoler un bon coup (moi un peu moins sachant que je devais écrire ensuite).
Même Kane Hodder n'a plus le charisme de l'épisode précédent. Se serait-il rapidement rendu compte dans quelle galère il venait de se fourrer ? Toujours est-il que son Jason semble être tantôt sous Prozac, tantôt sur-vitaminé, juste le temps d'occir le nombre de victimes syndicale (85 à ce jour)

C'est fort dommage car il subsiste cependant quelques moments sympas (Jason devant l'affiche pub de la patinoire, le combat de boxe sur le toit, la guitare électrique, la séance de sauna…). On retrouve par moment la brutalité sanguinaire propre à vendredi 13, ainsi que les cauchemars récurrents : les visions de Rennie à propos de Jason / enfant sont plutôt intéressantes mais semblent n'être là que pour combler un manque d'idée évident.
En résumé : soporifique, mise en scène médiocre, et Actor's Studio indispensable pour le casting.
Le navire prend l'eau.