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Crystal Lake : suite à une énième altercation entre ses parents, la jeune Tina en proie à la colère, s'en prend verbalement à son père et souhaite le voir disparaître. Ignorant ses pouvoirs parapsychologiques, son père meurt noyé devant elle dans les eaux du lac. Les années ont passé. Tina est aujourd'hui une jeune femme tourmentée, en proie à d'éternels cauchemars et hallucinations. Pour tenter d'exorciser son mal et sa culpabilité, elle revient sur le lieu du drame accompagnée de sa mère et de son psychiatre. Alors qu'elle tente d'entrer en communication avec son père décédé, la jeune femme ignore que Jason gît enchaîné au fond du lac…



Alléluia ! enfin un épisode qui redore quelque peu le blason de la série. Mais ne frétillez tout de même pas trop - lorsque je dis quelque peu, cela ne veut pas dire qu'il s'agit là d'un film magistral.
Il existe tout de même quelques nouveautés non négligeables dans cet "ultime défi". Tout d'abord Tina, personnage central sur lequel repose une personnalité, un passé et une raison d'être là – chose qui manquait cruellement dans les épisodes précédents (souvenez-vous de Tommy qui semblait lobotomisé…). Et surtout Tina a la rage ! elle accepte et assume ce à quoi elle devra faire face. Exit donc le profil de la blonde idiote dont nous avait habitué la saga.



Il n'en reste pas moins vrai qu'un "Vendredi 13" sans pseudo-érotisme et sans jeunes femmes écervelées n'aurait pas la même saveur. Aussi Buchler se rappelle à nous, spectateurs, et nous offre notre pitance : 15 victimes et 68 au total depuis le début – exécutées pour la plupart d'entre elles en couples.
La psychologie des personnages est un peu plus travaillée (certes ce n'était pas trop difficile depuis les 6 épisodes précédents), principalement ceux de Tina et de son médécin. La mise en place de l'histoire également : pour une fois, le réalisateur prend le temps de poser le décors et les protagonistes avant de lâcher Jason dans le paysage.

Le film suit une trame bien précise quoique peu originale : nous découvrons tout d'abord le noyau central, le trio formé par Tina, sa mère et le médecin. Autour vient se greffer l'éternelle bande de jeunes (à noter que ce ne sont plus tout à fait des ados ); les éléments de base sont posés et le film peut alors démarrer.
Un première heure où Jason s'acquitte de sa funeste tâche en massacrant 6 premières victimes. Le tout d'une grande banalité, sans imagination et à la va-vite. Déception.



La dernière demi-heure vaut quand même vraiment le coup. Jason a entre temps découvert la cabane à outils dans le jardin et délaisse la machette pour une séance de jardinage peu ordinaire. Les meurtres se font tout de suite plus sympas (la débroussailleuse par exemple), et la plupart des autres morts sont de plus en plus brutales, visuellement parlant : une défenestration plutôt trash , une tête compressée…
Le final n'est pas en reste, témoin l'affrontement entre Tina et Jason qui rappelle bien évidemment "Furie" de Brian De Palma, en particulier lorsque Tina utilise son pouvoir sur le psychisme de Jason : même attitude, gestuelle identique, seul le résultat de la tentative est différent.

C'est également l'occasion de "tomber le masque" de notre tueur pour s'apercevoir de toute l'ignominie physique qu'il dégage - à ce propos, notons les effets spéciaux et maquillages toujours d'aussi bonne qualité. La bande-son de Manfredini (toujours fidèle au poste) est la plus aboutie depuis le 1er opus, et délivre précisément les sonorités natales, marques de fabrique de la saga.



Ce 7eme épisode marque également l'arrivée de Kane Hodder dans le rôle de Jason – rôle attitré jusqu'à Jason X. Sa silhouette massive et impressionnante apporte au personnage un charisme évident et rafraîchissant qui faisait défaut par le passé. Hélas pour lui, les quatre épisodes où il figurera ne resteront pas dans les mémoires comme les meilleurs de la série, bien au contraire.

Ce "nouveau défi" restera donc comme un épisode plutôt réussi depuis le numéro 4. Suivra un "ultime retour" indigne du nom et qui pose désormais l'éternelle question : vu que depuis le début, les recettes n'ont cessé de chûter, le vrai défi ne serait-il pas un jour d'en finir une bonne fois pour toutes ? Probablement pas, car malgré le déclin financier, les producteurs raflent systématiquement jusqu'à trois fois, voire plus, leurs mises de départ depuis plus de 20 ans.
Vendredi 13 : maléfique sur le papier, et bénéfique dans les caisses.

A noter la présence de William Butler que nous retrouverons 2 ans plus tard dans "La nuit des morts vivants" de Tom Savini.






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