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Réalisation
Tom McLoughlin

Scénariste
Tom McLoughlin

Date de sortie
1986

Genre
Vendredi 13

Tagline


Cast
Thm Mathews
Jennifer Cooke
David Kagen
C.J Graham
Renée Jones
Kerry Noonan


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Harry Manfredini

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.1
(27 votes)
Tommy n'en a pas terminé avec Jason et décide de revenir sur les lieux du carnage en compagnie de son ami Allen. Il se rend au cimetière dans le but de vérifier que la tombe et le corps de Jason sont toujours là et surtout d'en finir ainsi avec ses cauchemars qui le hantent. Déchaîné par la douleur et la colère, Tommy saisit une barre métallique et transperce le corps de Jason à plusieurs reprises. C'est alors qu'un violent orage éclate, et la foudre s'abat sur le pieu de métal dans un éclair d'électricité…



Jason était donc bel et bien mort. La preuve à l'ouverture de son cercueil, rongé par les vers il n'y avait plus aucun doute… seulement voilà le sort en a décidé autrement. Jason est mort-vivant et touche enfin le Graal : il accède définitivement au statut de slasher-star en devenant ainsi invincible. On ne tue pas si facilement une icône, encore moins zombifiée, à moins de viser la tête. Et au vu des protagonistes de ce chapitre, ce n'est pas encore cette fois-ci que Jason sera inquiété. Le ton est donné avec la scène d'intro post film, clin d'œil à James Bond, et petit rappel s'il en est que celui-ci ne meurt jamais.

McLoughlin choisit d'introduire (volontairement ?) de l'humour dont le Héros reste une fois de plus Jason, bien malgré lui. Il faut dire que les futures victimes lui facilitent le travail tant leurs portraits sont lénifiants, à l'image des joueurs de paint-ball et les sempiternelles monitrices toujours aussi naïves et inutilement courageuses ( notons parmi celles-ci la présence de Nancy McLouglin dans le rôle de Lizbeth, épouse du réalisateur rencontré 3 ans plus tôt lors d'un tournage ).
Bref, le problème de Friday the 13th est qu'avec le temps, les histoires ne changent guère et plutôt que de crier au manque d'imagination, contentons nous d'apprécier les épisodes pour ce qu'ils sont. Arrêtons d'être hypocrite : la seule chose qui nous interesse est de voir Jason manier la machette à outrance, et tant pis pour le scénario.
C'est à cette seule et unique condition que l'on pourra s'immerger avec plus ou moins de bonheur dans la saga.

Nous retrouvons tout de même quelques bases originelles qui manquaient cruellement au chapitre précédent : le camp de Crystal Lake tout d'abord (qui a changé de nom pour éviter la mauvaise publicité, facile !), une forêt sinistre, et des éclairages très réussis pour des meurtres qui ne le sont pas moins, paraphés par le bras d'un Jason bien différent jusqu'alors. En effet C.J Graham ne marquera pas de son empreinte le rôle, bien qu'il apporte à celui-ci par moment un semblant de lucidité et de compréhension ( le dortoir, l'impact de balle de paint-ball, le bras et la machette …) Jason ne serait donc pas qu'un monstre sanguinaire ? réponse en fin de page.
Toujours est-il que notre bonhomme ne perd pas son temps. Il marche plus vite et se révèle beaucoup plus vif, énervé, et têtu. Idem pour nous, on passe d'un meurtre à un autre rapidement et sans véritable temps mort. Bon point de ce côté-là.

La bonne idée c'est aussi d'avoir réintroduit des enfants dans la colonie ! même les plus grands fans de la série trouveront normal le choix scénaristique de les épargner (non ! non ! point de spoiler) vous vous doutez bien que les ligues américaines auraient interdit de telles scènes du fait de l'engouement et l'accessibilité publiques dont la série fait l'objet depuis sa création. Et en y réfléchissant un peu, la rancune de Jason est portée sur l'adulte…
Enfin on notera les clins-d'œils cinématographiques à Sean S.Cunningham (le créateur de Friday the 13th) avec une départementale qui porte son nom et qui conduit entre autre au cimetière, ainsi que le "shop" du nom de Karloff très certainement en référence aux différentes créatures, ancêtres pelliculaires de Jason le mort-vivant ( on pense notamment à "La momie" ou bien "Frankenstein", deux symboles de résurrection tout comme Jason dans ce cas précis).
Le tout accompagné du thème original de la BO, ainsi qu'une partition rock plutôt sympa et cohérente dont les chansons sont signées pour la majorité par Alice Cooper, créateur également de la musique du générique.
C'est à partir de maintenant que Jason ne mourra plus. Un monstre légendaire, auteur de 53 victimes à ce jour.
Sanguinaire et en activité.








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