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le corps calciné de Dracula est amené à la morgue ou deux jeunes étudiants sont intrigués par certains phénomènes physiques du cadavre. Elizabeth se blesse au doigt en examinant la dentition. L'examen du corps est interrompu par l'irruption d'un mystérieux prêtre. Elizabeth et son ami Luke, décident d'emporter le mort dans une demeure isolée, afin d'y pousser une étude à fond.Et, de vérifier leur théorie selon laquelle il s'agit d'un vampire.



"Dracula 2000" (devenu 2001 en France) se voulait une adaptation moderne et dans l'air du temps du roman de Bram Stoker.Le résultat fût proche de la catastrophe. Dans l'ombre de "Scream" en ce qui concerne certaines scènes qui y faisaient référence, le film était définitivement plombé par une esthétique publicitaire. Vulgaire et moche, l'on pouvait se demander quelle était l'utilité de réaliser deux suites. Première réponse, avec ce DRACULA 2: ASCENSION, qui ne constitue d'ailleurs que la moitié d'un film. Réussisant l'exploit de n'avoir rien à raconter et y réussissant fort bien.

Tourné en Roumanie en même temps que "Dracula 3", cette première partie montre très vite ses limites. La faute à qui ou à quoi? Un budget visiblement restreint? Un réalisateur incompétent? Des acteurs transparents? Quel que soit la raison, le résultat fait mal. Le scénario de Patrick Lussier n'innove pas et se contente de reprendre à son compte beaucoup d'éléments déjà vus et revus.On pense à "Blade 2" (avec son intro se déroulant en Europe de l'Est, et le chasseur de vampires lui même n'étant pas tout à fait humain). C'est le musculeux Jason Scott Lee("Ghoulies3","Soldier","La malédiction de la momie") qui interprète le prêtre vengeur, bras armé de l'Eglise. Et, qui compte bien mettre un terme à la malédiction des vampires en tuant le plus ancien de tous. Peu convaincant dans ce rôle, il fleurte souvent le ridicule. Comme dans cette scène ou il converse avec le cardinal Siqueros (ce has-been de Roy Scheider. Qu'il est loin le temps de "Jaws").

Pour camoufler le départ de Gérard Butler, qui laisse sa défroque de Dracula, à Stephen Billington ("Braveheart", "Resident Evil"), les maquilleurs ont cru bon de rendre le vampire si glamour du premier opus, méconnaissable. Pour expliquer sa figure blanchâtre et crayeuse, il y a une ficelle scénaristique qui veuille que ce soit l'effet de la lumière sous laquelle il est maintenu prisonnier. L'aura du mythique vampire en prend un coup. Amusant aussi, qu'il ne soit jamais nommé aussi bien comme Dracula que comme Judas. L'incohérence de l'histoire apparaît en pleine lumière lors d'un ridicule flash back, ou Dracula, avoue avoir été plusieurs grands monstres de l'histoire.Sans tenir compte une seule seconde qu'il ne pouvait à la fois être Judas ou Caligula, les deux personnages étant contemporains. Le pauvre Stephen Bollington, est même obligé de détricoter un filet jeté sur lui ou de compter des graines pour s'évader. Pathétique. D'autant plus que c'est le fadasse Jason London ("Carrie2") qui tente de lutter contre Dracula.

Ne cherchez pas non plus à savoir pourquoi Jason Scott Lee est épargné alors qu'il aurait été facile de l'abattre. Tout simplement pour laisser un grand suspense insoutenable (ceci étant du second degré!) et ouvrir la porte à sa suite.Il ne manquait plus qu'un A suivre.

Les suites direct to vidéo se suivent et se ressemblent toutes dans leur médiocrité. DRACULA 2: ASCENSION (si quelqu'un a une explication pour le titre...) ne fait pas exception à la règle. Si vous aimez les films de vampires, voilà le film à éviter à tout prix.