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Chloé (interprétée par Elsa Kikoïne, fille du réalisateur Gérard Kikoïne, l'un des papes du porno français, très connu dans les années 70/80 avec des titres restés célèbres tels que "Indécences 1930" (1976), "BCBG mais salopes" (1981) ou encore "Bourgeoise et pute" (1982)), étudiante en archéologie inscrite à Rennes le jour et barmaid la nuit, fait la connaissance du beau et mystérieux Erwann dès la rentrée. Entre des cours d'histoire celte et des initiations en recherches archéologiques, elle n'a pas le temps de s'ennuyer, d'autant que se produit dans l'entourage de la faculté une série de meurtres pour le moins étranges et portant tous la même signature. C'est d'autant plus inquiétant que c'est à ce moment là que Chloé voit des choses bizarres et ressent une certaine présence malfaisante dans son voisinage. Tous les indices convergent vers la forêt de Brocéliande, creuset des celtes, et où Chloé participe activement à un chantier de fouilles érigé sur de très anciennes sépultures...



Cette petite production horrifique française commence avec un enchaînement de scénettes tournées dans une ambiance très américaine (avec, entre autres, la "cool attitude" dans un bar avec ses serveuses et ses clients dragueurs, les "années collège" avec les aléas des inscriptions et les longs couloirs de la fac avec ses incontournables amphithéâtres, on se croirait presque dans un métrage mélangeant "Urban legend" à "The faculty"!) pour finir dans un maelström de n'importe quoi (avec notamment un monstre hybride, fruit des amours entre un "Predator" et un "Alien", et même du "Buffy contre les vampires" avec les deux héroïnes qui, telles Buffy et Faith, vont renvoyer l'entité maléfique ad patres). Et au milieu de tout ça me direz vous ?
Ben, pas grand chose serais-je tenté de répondre et pourtant Dieu sait si je suis un ardent défenseur du cinéma de genre français !



Certes, on n'a pas une minute de répit, mais bon, les scènes de combat sont mal filmées et inintéressantes, le casting est une monumentale erreur car les acteurs manquent tous ou presque de conviction dans leur interprétation, sauf pour le toujours très bon André Wilms qui, en l'occurrence, sort toujours la bonne blague au bon moment, la musique est quelconque même si en rythme avec les scènes, le scénario est trop prévisible (on sait au bout d'un quart d'heure qui est le méchant!), lourd (on se serait passé de certaines explications rocambolesques) et les "ficelles" sont parfois un peu trop faciles.



De fait, si l'on veut faire la fine bouche, on peut légitimement discourir à propos d'un scénario trop simpliste, d'un film qui manque singulièrement de moyens et de la localisation de Brocéliande, qui n'est pas tout proche de Rennes finalement, mais bon on s'en fiche un peu quoi !
Nous ce que l'on veut, c'est de l' "entertainment" comme ils disent Outre-Manche ! Aussi, au crédit de "Brocéliande", on peut dire que la réalisation est assez énergique, les effets spéciaux de qualité et certains moments sont très réussis (le monstre, même si il donne une impression de déjà-vu, les meurtres dont une belle scène de décapitation à la serpe qui réveillera ceux qui s'étaient endormis, quelques plans d'une photographie superbe, etc.). C'est tout de même un premier film qui malgré ses faiblesses, mérite d'être encouragé et qui n'a rien à envier aux produits ultra-formatés américains!



Du coup, on attend quand même le deuxième jet du père Headline (le réalisateur a tout de même collaboré avec le célèbre cinéaste Christophe Gans dans la revue Starfix, spécialisée dans le fantastique et le cinéma des effets spéciaux, au début des années 80) et on conseillera ce film-ci pour se détendre avec ses amis car on rigole quand même pas mal, que ce soit à cause des vannes d'André Wilms ou bien de certaines scènes d'une ahurissante naïveté pour ne pas dire stupidité !








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