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Veronica met au monde l'enfant qu'elle attendait de Seth Brundle, au sein du Laboratoire Bartok. Ce dernier, responsable financier du projet Brundle sur la téléportation, compte récupérer le nouveau-né afin de l'étudier physiologiquement et socialement. Mais l'accouchement tourne au drame et Veronica meurt quelques minutes après la naissance de Martin. Dès lors, l'enfant est placé en observation et sa croissance s'avère surprenante : à 11mois il présente les caractéristiques physiques et intellectuelles d'un enfant de 5ans, à 5ans il en paraît 30. Martin semble heureux et épanoui. D'autant plus que le jour anniversaire de ses 5 ans Bartok lui offre un cadeau inestimable : son propre appartement en dehors du laboratoire afin de découvrir le monde extérieur, synonyme de liberté…



Soyons honnête. Chris Walas est un formidable maquilleur et spécialiste d'effets spéciaux. Mais c'est bien là son seul et indiscutable talent. Pour ce premier film en tant que réalisateur, la mise en scène se révèle être poussive et sans imagination aucune. Il faut bien reconnaître que Cronenberg avait placé la barre très haut avec " La mouche" et l'interprétation magistrale de Jeff Goldblum. Mais Eric Stoltz ne possède pas le charisme de Goldblum, même s'il s'en sort plutôt très bien. Les rôles secondaires sont quelque peu transparents et sans véritable profondeur. Seul rescapé du premier opus, John Getz, l'amoureux transi de Véronica, fait une courte apparition dont l'utilité n'est pas flagrante.
Même si l'histoire n'est pas inintéressante sur le papier, le scénario en revanche manque singulièrement d'originalité. Chaque plan se laisse aisément deviner, la trame de l'histoire est beaucoup trop prévisible, et les dialogues d'une banalité affligeante.
Mais ce qui frappe principalement dans ce film c'est le manque d'émotions, qui faisait la force et sublimait le premier du nom. Ici on ne vacille pas, on ne prend pas spécialement fait et cause pour le fils de Brundle, on ne compatit à aucune moment. Excepté une très jolie scène où Martin retrouve son chien…C'est beaucoup trop peu pour s'investir personnellement et émotionnellement.
Chris Walas semble trop avoir voulu privilégier les effets spéciaux au détriment de la mise en scène. Une déception en partie compensée par cette préférence de grande qualité qui sauve ce film, impropre à l'appellation de séquelle réussie.

Petit cadeau bonus d'un FX extrait du film: http://www.x-entertainment.com/pics4/flyani1.gif
Pas moins de 4 scénaristes auront été nécessaires pour écrire le scénario !






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