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Station balnéaire du Club Elysium, dans les îles de la Jamaïque. Un jeune couple de plongeurs s'apprête à faire l'amour dans l'épave engloutie d'un navire, quand il est soudain attaqué par un banc de poissons affamés. Plus tard, l'un des participants à une plongée guidée par Anne Kimbrough est dévoré à son tour. Mise en cause par son policier de mari, Anne décide alors de mener ses propres investigations pour découvrir la véritable nature des tueurs aquatiques…



"Et si on faisait la même chose, en moins bien ?", se demandent parfois les producteurs. Le premier "Piranha" surfait déjà sur la (grosse) vague des "Dents de la Mer". Mais Joe Dante avait un indéniable talent, nous permettant de prendre plaisir à son petit film. Avec "Piranha II", c'est terminé. On mixe et on plagie, purement et simplement.



Les piranhas ? Mettons-leur des ailes, quelle idée novatrice! Mais Gianetto de Rossi a beau faire de son mieux : avec le minable budget qui lui est alloué, il ne pourra nous faire oublier que lesdits piranhas sortent tout droit d'un magasin de jouets. Le casting ? Mis à part Lance Henriksen, on l'oubliera vite. La musique ? Elle navigue, grotesque, entre l'italianisant (scènes tranquilles) et l'hollywoodien (attaques voraces). Le montage ? Plat et ridicule (l'étirement du temps entre un plan "piranhas à l'assaut" et un plan "piranhas en pleine action" a de quoi hérisser les nerfs, mais pas de peur !). Les images, alors ? A quelques exceptions près, elles sont d'une affligeante banalité… Mais, demanderez-vous enfin, comment se fait-il qu'un film soit si mauvais, quand sa réalisation porte l'illustre nom de James Cameron ? Il y a une explication.



Jeune et talentueux technicien de l'équipe de Roger Corman, James Cameron fut remarqué par Ovidio G. Assonitis tandis qu'il dirigeait un plan (un seul) sur le tournage d'un gros navet, "Galaxy of Terror". Frappé par son originalité, Assonitis lui proposa peu de temps après de réaliser le deuxième opus de "Piranha". Cameron ne se le fit pas dire deux fois et sauta sur l'occasion. Mais ce fut pour se rendre compte, en cours de tournage, qu'il n'était pas le véritable réalisateur. Assonotis dirigeait tout et contestait pratiquement tous les choix de Cameron, ne désirant de lui qu'une obéissance reconnaissante. Les tensions devinrent si insupportables que Cameron finit par être viré du tournage (c'est la raison pour laquelle ne subsistent dans le film que quelques images propres à son style, visible dans les plans sous-marins).



Mais "Iron Jim" n'avait pas dit son dernier mot. Plusieurs jours d'affilée, la nuit venue, il força l'entrée de la salle de montage avec une carte de crédit et monta sa propre version du film. Deux versions existent donc, chacune portant son propre sous-titre : "The flying killers" pour la version du producteur Assonitis, malheureusement la seule à être distribuée en Europe (et donc celle qui est ici critiquée), et "The spawning" pour la version Cameron, réservée uniquement aux Etats-Unis, et épuisée.








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