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Papa Archer est à la tête d'une industrie qui fait de lui un homme très riche. Mais la fortune de sa défunte femme n'y est pas non plus pour rien. Quant à sa fille Nancy, elle est mariée avec l'un de ses employés, Harry. Ce n'est qu'un crétin, imbu de lui-même, qui tente de trouver une combine pour pouvoir poser Nancy et récupérer toute la fortune des Archer. Mais le père de Nancy a besoin de sa fille pour profiter de la fortune de son ex-femme, de la même façon que Harry a besoin d'elle pour procurer de l'argent à sa maîtresse. Nancy évolue dans ce panier de crabes, totalement consciente des calculs dont elle fait l'objet. Pourtant ce soir cela va changer… Ce soir Nancy a été contactée par des extra-terrestres. Tout le monde la prend pour une folle, mais elle va toutefois convaincre son mari de l'accompagner dans le désert. Et, sous ses yeux ébahis, Nancy sera enlevée par les extra-terrestres. Plus tard, alors qu'elle aura reparu, elle se trouvera au centre d'une discorde entre son père et son mari. Cela va l'énerver… Beaucoup… Trop… Et voilà Nancy qui grandit, grandit, grandit...



Voilà un total OVNI dans le paysage cinématographique… Une bobine qui n'a pas du coûter des masses au réalisateur ! Réalisé sans trucage ? Difficile à dire, mais il y a une forte probabilité pour que les trucs utilisés soient plus malins que "technologiques".
Le cinéaste joue en effet fortement avec les angles de prise de vue, de façon à fausser l'œil du spectateur. Nancy est en avant-plan alors qu'elle paraît être en arrière-plan, cela crée l'impression qu'elle est gigantesque. Une vraie prouesse vous en conviendrez, car pour arriver au résultat souhaité, le travail requis doit être considérable ! Mais cela en vaut la peine, puisque cela donne un aspect encore plus crédible au film. Pourtant il n'est pas dit que le cinéaste n'a pas utilisé de maquette ou d'incrustation… Mais cela reste peu plausible pour la majorité des scènes : une maquette ou une incrustation aurait été trop visible pour un budget tel ! Bluffant !



Venons en au film, voulez vous ! Il se scinde en deux partie très distinctes : avant et après la transformation de Nancy.
La première ressemble à un mauvais épisode des Feux de l'amour. Nancy court dans tout les sens pour retrouver son mari qui la cocufie. Ensuite, affaires avec le père, complètement véreux… Rien de bien réjouissant.
Une fois Nancy "agrandie", l'intérêt n'est pas vraiment relevé en ce qui concerne l'histoire. Le spectateur assiste toujours à une intrigue "feu-de-l'amourisante." A la différence près que l'héroïne est ici géante.



Ses aspects complètement cheap et has-been donnent un cachet au film, bien plus élevé que ce que l'on pourrait croire. Du coup, L'Attaque de la femme de 50 pieds, se regarde avec grand plaisir. S'en ressort plus de la curiosité et de l'étonnement qu'autre chose.



La bobine se regarde ainsi avec un certain sentiment de nostalgie, mais surtout avec les yeux écarquillés par les effets "pas du tout spéciaux". Ces trompe-l'œil cinématographiques, qui s'impriment dans la pupille et qui font dire au cinéphile : "au moins, celui-là, il sait tenir une caméra… Qu'est-ce que ç'aurait été avec un scénariste !!"
A voir une fois absolument… Pas plus, car je doute que le film supporte une seconde vision !

Ce film est le remake du film portant le même titre réalisé en 1958 par Nathan Juran.

Ce film est en fait... un téléfilm !






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