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Histoire de l'éloigner d'une mère alcoolique et d'un Los Angeles dépravé, le médecin Jenny Pailey emmène sa petite sœur Lisa à Snowfield, une petite ville des montagnes enneigées du Colorado, là où elle réside. Or, sitôt arrivées, les deux jeunes femmes constatent que la ville est déserte. Chez Jenny, elles découvrent avec horreur le cadavre de Hilda, une vieille amie. Son corps indique pourtant qu'elle n'a reçu aucun coup. Le téléphone ne marche plus, le contact de la voiture non plus. Les sœurs se précipitent au poste de police, vide, puis dans une pâtisserie où doivent se trouver d'autres amis. Mais il n'en reste qu'une paire de mains tranchées et deux têtes décapitées. Surgissent le shérif de Snowfield et ses deux adjoints, qui n'ont pas plus d'informations qu'elles. Ils les emmènent dans un hôtel où se trouvent d'autres cadavres, ainsi qu'une inscription sanglante et étrange: "Timothy Flyte - The Ancien Ennemy".



Inoubliable réalisateur de Halloween 6 et Hellraiser 4, Joe Chapelle (il se consacre désormais à la réalisation de film T.V) aime bien que son nom rencontre de près ou de loin celui de ceux qui en ont un des plus fameux. Après Carpenter et Barker, donc, voilà venu Dean Koontz. Le scénario a été adapté par l'écrivain lui-même d'après son propre roman, et il participe également à la production. Seulement voilà : le réalisateur, c'est bel et bien Joe Chappelle.



Koontz n'est pas célèbre pour rien, il possède des idées fabuleuses : ici, celle d'un esprit combiné à des cellules matérielles qui lui permettent d'adopter la forme de tout ce qui a pu être sa proie au cours de milliers d'année, d'apparaître ou disparaître à volonté. A cet égard, Phantoms est plein d'effets réussis, tant au niveau du suspense (téléphone hanté, lumières qui s'éteignent, etc) que des scènes où le monstre apparaît dans toute sa voracité et sa splendeur ténébreuses.



Mais cela ne suffit pas. Ben Affleck demeure aussi convaincant qu'une vieille quiche (j'entrouvre la bouche, je fronce légèrement mes sourcils sur un regard vague et lointain, et… c'est tout), la psychologie des personnages et leurs dialogues sont des compilations de clichés qui sonnent faux, l'enchaînement des scènes est bien trop rapide pour qu'on puisse vraiment rentrer dans le jeu… même Peter O'Toole n'arrive pas à dépasser la caricature de son rôle de scientifique. Alors, à quoi sert la direction d'acteur ?



Soyons juste : si on n'est pas exigeant, on peut passer un bon moment avec Phantoms. Sinon, difficile de résister à la sensation d'un énorme gâchis.






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