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A NewYork, le docteur Susan Tyler parvient à mettre fin à une épidémie propagée par les cafards, la maladie de Strikler. Pour cela, elle modifie le code génétique des insectes en leur rajoutant des gènes de mante religieuse, créant une nouvelle espèce (les Judas) d'une durée de vie limitée à six mois et dont les sécrétions empoisonneront les autres. Le succès semble total. Mais trois ans plus tard, un homme pourchassé par une silhouette étrange trouve la mort en tombant d'un toit, et on retrouve des spécimens d'insectes d'une taille anormale… En réalité, la modification cellulaire apportée par le docteur Susan Tyler a crée une race mutante et hyper-agressive, qui parcourt les galeries souterraines du métro new-yorkais et imite l'allure d'une silhouette humaine. Et ce n'est pas une seule créature, mais bien une colonie entière de Judas qui menace de se répandre sous la ville.



Vous aimez les insectes ? Un mélange de cafard et de mante religieuse à la taille humaine vous tente ? Alors vous venez de choisir le film qu'il vous faut ! Les sales bestioles créées par erreur par Susan Tyler ont vraiment de quoi hérisser le poil. Cliquetantes, visqueuses, frénétiques, rapides et impitoyables, leur réalisation et les fx qui les accompagnent sont quasi parfaits, et donnent de quoi réfléchir à deux fois à ceux qui voudraient prendre le métro ou descendre dans un parking souterrain…



Guillermo Del Toro n'a pas encore acquis à l'époque l'indépendance d'aujourd'hui, et on ressent tout au long de la première partie le tiraillement entre la volonté de mettre une touche personnelle (notamment à travers le père du petit garçon, les figurines en fils de fer de ce dernier) et les canons imposés par la production. Du coup, on s'ennuie légèrement au départ, assistant à une série de clichés vus et revus à peine renouvelés (le-petit-garçon-autiste-qui-voit-tout-avant-les-autres, on connaît déjà).



Mais ensuite, lorsque les personnages décident d'aller dans les galeries souterraines et que le rythme s'emballe, c'est du tout bon. La caméra virevolte, le montage accélère, les monstres sont là et bien là, ça saigne et ça cogne bien fort. Les acteurs sont convaincants (du moins les adultes…) et Mira Sorvino s'en sort très bien dans un rôle à la anti-Ripley (Alien), à la fois douce, fragile et courageuse.



La photographie est impeccable, augmentant par son jeu de ténèbres, de bleus métallisés et de jaunes crasseux la sensation de claustrophobie et de saleté de ces lieux parcourus par les immondes Judas. Un bon moment à passer, en gardant près de soi une bombe insecticide, pour le cas où…

Retrouvez la critique de la B.O du film:

http://www.horreur.com/critique-musique-26-mimic.html