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Une nuit, une jeune femme est agressée par deux voyous à la sortie d'un bar. Elle se débarrasse d'eux vigoureusement, puis tente d'échapper à leur poursuite. Elle se précipite alors vers un agent de police se tenant au bout d'une allée, dans l'ombre, telle une statue du Commandeur. Mais au lieu de venir à son secours, le policier étrangle la jeune femme et lui brise la nuque. C'est le début d'une série de meurtres brutaux qui vont semer la panique dans la population, éveillant la méfiance envers les forces de l'ordre. Contrairement à sa hiérarchie, le lieutenant Mc Rae est convaincu que le tueur est bien un policier, et commence son enquête…



Sept ans après Maniac, William Lustig revient avec un autre genre de maniaque, mais aussi un autre genre de film. Le fait qu'il s'agisse cette fois d'un policier questionne bien entendu les thèmes de l'insécurité, de l'abus de pouvoir et de l'hypocrisie de la politique. Rien de bien révolutionnaire.



Mais à la différence de Maniac, cette fois Lustig prend le parti de ne pas suivre le tueur de bout en bout. Au contraire, il le laisse dans l'ombre au moins jusqu'à la moitié du film. Cela lui permet de présenter d'autres personnages (dont un Bruce Campbell relativement convainquant dans un rôle sérieux…) et d'installer une dynamique plus musclée. Mais du coup, l'ambiance malsaine (quoique ratée selon moi) de Maniac disparaît, au profit d'un suspens entrecoupés de scènes de meurtres bien moins gores et choquantes. On a même droit à quelques meurtres assez grotesques (tout le monde sait qu'on trouve du ciment frais sur les trottoirs, la nuit…), et on ne tremble pas vraiment.



Autre différence, là où la fin de Maniac pouvait passer pour une hallucination de psychopathe, ici c'est Lustig lui-même qui semble hésiter à propos de la réalité ou du fantastique de son personnage de tueur. Dommage, car la qualité du maquillage laisse à désirer et ne nous aide pas franchement à choisir.



Finalement, Maniac Cop s'avère être un hybride peu abouti de thriller policier et de fantastique, avec une réalisation classique et une photographie banale, plus dignes de la télévision que du grand écran. Ce film a été officiellement sélectionné au festival du film policier de Cognac en 1988, mais n'a rien reçu. Pas indispensable.