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Réalisation
George Mihalka

Scénariste
John Beaird

Date de sortie
1981

Genre
slashers

Tagline


Cast
Paul Kelman
Lori Hallier
Neil Affleck
Keith Knight


Pays
Canada

Production


Musique
Paul Zaza

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.1
(23 votes)
Il y a vingt ans, un tragique accident est survenu dans la mine le jour de la saint-Valentin. Deux mineurs censés surveiller le niveau de méthane sont partis plus tôt. Résultat : une explosion qui fit cinq morts. Le seul survivant, Harry Warden, dû être interné dans un asile. Un an plus tard, il s'en échappe pour exercer sa vengeance contre les responsables. Dix-neuf ans après, les habitants de la petite ville minière s'apprêtent à renouer avec la fête de la saint-Valentin. Les préparatifs battent leur plein lorsque le maire reçoit une boîte de bonbons contenant en fait…….. un cœur baignant dans du sang. Présage funeste de morts à venir.



Pour comprendre tout l'intérêt de MEURTRES A LA SAINT-VALENTIN, il faut se placer dans le contexte post-halloween. Car, avec ce film, il n'est nullement question d'innover, mais juste de se placer dans la lignée de ce qui se fait de mieux en slasher. Une ambiance à la "Halloween" (lorsque Sarah arpente les rues désertes dans l'obscurité) saupoudrée d'une pointe de meurtres saignants à la "Vendredi 13" (le cadavre de Mabelle retrouvé dans le sèche linge). Tout repose en grande partie sur la bonne volonté du spectateur qui sait à quoi s'attendre en visionnant ce massacre orchestré par ce vengeur mineur. Ce qui nuit finalement au film pour véritablement s'imposer, c'est la musique angoissante d'un John Carpenter ou/et la brutalité des meurtres dus à Tom Savini. George Mihalka n'ayant pas le talent nécessaire pour maintenir un suspense durant tout son film. Si les passages dans la ville sont les moins réussis, l'ambiance angoissante dans la mine est palpable. C'est bien simple, on n'aimerait pas y être. Le look du tueur -armé principalement d'une pioche- est des plus impressionnant avec son habit tout en noir avec sa lampe torche sur la tête. Du côté des victimes potentielles, le casting a le bon goût aussi de nous éviter les éternels blaireaux et autres bimbos que l'on nous impose dans les récents slasher ("Mortelle St Valentin").
L'on pardonne d'autant plus à cette saint-Valentin son whodunit (l'identité véritable du tueur) qui est éventé au bout de plusieurs minutes. Autre regret et de taille celui-là, la censure qui a frappé ce film Paramount est encore plus importante que pour un "Vendredi 13- chapitre 2". Plusieurs minutes sanglantes manquent ainsi à l'appel ce qui est malheureusement trop visible surtout dans la seconde partie dans la mine, comme la scène où une jeune femme se trouve suspendue, et où l'on nous épargne les détails les plus sanglants. Ce qui a pour effet de faire perdre de la force à la scène. Malgré tout, les qualités évoquées au début évitent à MY BLOODY VALENTINE de rejoindre les pires avatars d'"Halloween", comme "Le bal de l'horreur".
Un slasher assez sympathique à réserver néanmoins aux fans du genre.

La version disponible est malheureusement amputée de pas mal de plans gores.






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