RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Yann, un jeune anglais, erre, seul sur une route déserte. Son arrivée à Canton Bluff ravit les uns, et plonge d'autres habitants dans la méfiance, notamment le shériff. La canicule a eut raison de la population locale, en plongeant la petite ville dans une sombre solitude et les difficultés financières. Aussi, peu à peu les habitants quittent la ville les uns après les autres. Le pasteur propose alors à Yann, dans le besoin, de l'aider à restaurer son église, et par là même de faire la connaissance de sa fille Elisabeth. Le deuxième jour, un cirque itinérant arrive dans la petite ville : le numéro vedette "La Parade des monstres", incite les deux jeunes gens à s'y rendre dans la soirée. Ils font ainsi connaissance avec le maître et propriétaire des lieux : l'inquiétant et ambigu Mr.Harker. Le lendemain, Yann décide de quitter la ville. Mais la fatigue des jours précédents a eut raison de lui, et il ne se réveille qu'à la nuit tombée. Le jeune homme commence alors à muter…



Avant le visionnage de ce 6e opus d'Hurlements, une appréhension bien légitime m'envahit, tant les 4 précédents volets s'étaient révélés médiocres. Le défi que s'est fixé le réalisateur est de confronter le loup-garou au vampire. Installons-nous et éteignons les lumières…
Plongé en pleine canicule, le film est empreint d'une atmosphère suffocante et moite assez bien maîtrisée. Il nous est proposé une kyrielle de portraits hétéroclites : Winston l'homme-caïman, Mr Toones l'homme à 3 bras, Bellamey (Antonio Fargas, fade et décevant) amateur de sang, la femme sans tête, et le maître des lieux : Mr Harker.
Un petit clin d'œil à "Freaks" (1932) de Browning (le sous titre d'Hurlements 6 étant explicite). Avec beaucoup moins de brio évidemment, mais là n'est pas le but premier du film. Juste un prétexte afin de brouiller les pistes sur la véritable identité du monstre.
Comme tout bon film de loup-garou, on retrouve l'inévitable transformation (qui faisait bien trop souvent défaut aux précédents films de la saga, hormis celle de Hurlements 1er du nom en tout point remarquable). Et je dois dire que celle-ci est plutôt réussie. L'originalité de notre monstre cette fois-ci est d'être attachant visuellement et humainement, et non pas des plus monstrueux. La raison en est que notre animal souffre de sa condition et lutte contre cette fatalité. Le monstre est sensible, lucide, et amoureux : dernier cliché d'une variation de la Belle et la Bête version grotesque ("oui je sais que tu es un loup-garou, que je suis blonde potiche et de surcroît fille de pasteur, mais notre amour triomphera de tout "!) excusez du peu !
Cependant la réalisation est de bonne facture et le film se laisse regarder sans déplaisir, d'autant que les effets spéciaux sont efficaces et propres, malgré le petit budget du film. La décomposition du vampire (oui il y a un vampire !) dans le final respire le découpage sommaire plan par plan, mais séduit graphiquement par son jeu de lumières.
L'interprétation n'est pas exceptionnelle, mis à part Brendan Hughes (Yann) et l'habitué du genre Bruce Martin Payne dans le rôle de Harker ( Warlock III, Highlander: Endgame, Donjons et Dragons entre autres).
En résumé, ne boudons pas ce petit film, qui rehausse quelque peu la saga, fortement entachée depuis les épisodes précédents.
Le monstre n'est pas forcément celui que l'on croit.








Du même réalisateur :