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Huit mois après la tragédie de Miskatonic, c'est dans un Pérou en guerre que Herbert West et Dan Cain exercent bénévolement leurs curieuses compétences médicales. West y découvre un élément décisif pour ses recherches, mais bientôt l'hôpital de fortune où ils officient est assiégé, et voici les deux compères de retour sur leur lieu de travail d'origine. Balayant les scrupules humanistes de Dan, West entend bien poursuivre ses expériences, et même leur donner une nouvelle dimension, n'hésitant pas à dérober des morceaux de cadavre dans la morgue de l'hôpital pour les ramener dans le laboratoire de leur nouvelle résidence, située à proximité d'un cimetière. Pour convaincre Dan de l'assister, il lui propose de ranimer le cœur de Meg et de donner à cette dernière un nouveau corps… Tout cela tandis qu'un soupçonneux lieutenant de police, malgré la fermeture de l'enquête, mène ses investigations, et que le docteur Wilbur, par curiosité, teste un échantillon de la substance ré-animatrice sur la tête décapitée du défunt Dr Hill…



C'est avec un plaisir renouvelé qu'on retrouve Herbert West dans ses œuvres. Tout en reprenant les personnages principaux et la structure globale du premier opus, Brian Yuzna réussit, à l'égal de notre ré-animateur déjanté (un Jeffrey Combs au meilleur de sa forme !), à développer sa thématique et à lui donner une nouvelle portée, à la fois plus réflexive et plus radicale. Son inspiration dépasse la source lovecraftienne pour emprunter au Frankenstein de Mary Shelley, et fait bien sûr un gros clin d'œil au célèbre film de James Whale, La Fiancée de Frankenstein. West en effet ne se contente plus de ranimer les morts, mais se livre au fur et à mesure du film à un véritable délire d'assemblage de morceaux humains, délire appuyé par des maquillages et des effets spéciaux proprement fabuleux. Si dans sa première partie les éléments de cette nouvelle histoire semblent tarder à se mettre en place, on ne peut d'ailleurs que conseiller la patience, car c'est pour aboutir à un final époustouflant que Yuzna prend le temps de tout installer : paroxysme d'épouvante, d'humour et d'émotions contradictoires, avec une fiancée aussi effrayante que pitoyable, la dernière partie reflète bien la complexité du propos et s'avère étourdissante. N'étaient une photographie et une musique moins abouties que celles du premier épisode, on aurait pu considérer ce deuxième opus non seulement comme égal, mais supérieur au premier !