RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4.2
(5 votes)
1977 au Moyen-Orient : Peter, un agent secret américain, et son fils Robin profitent de leurs vacances. La complicité entre les deux, totale, pousse Robin à exprimer sa peur auprès de son père à propos du don qu'il possède : la télékinésie. Soudain, des terroristes, arrivant par la mer, débarquent sur la plage et une sanglante fusillade s'ensuit. Peter réussit à s'enfuir sur un canot, tandis que Childress, collègue et meilleur ami de Peter prend soin de protéger Robin, qui assiste impuissant à l'explosion du canot quelques instants plus tard. Mais Peter ressurgit, et découvre son meilleur ami en pleine conversation avec les terroristes. Fou de rage il tire sur les deux hommes et s'enfuit… Quelques mois ont passé. Chicago, 1978 : Peter est à la recherche de son fils, enlevé par Childress, responsable d'une organisation secrète, qui utilise les dons de télépathie à des fins personnelles et politiques. Hester, qui travaille dans un centre de recherches psychiques (l'institut Paragon) est la maîtresse de Peter, et son seul lien dans la ville. Au même moment, Gillian, une jeune adolescente aux pouvoirs télépathiques incontrôlables entre en formation à Paragon. Elle est rapidement confrontée à des flashes concernant Robin, qui à séjourné à l'institut quelques mois plus tôt…



Furie: accès de rage, de fureur - Litt: violence impétueuse.
Adapté du roman éponyme de John Farris, ce dernier signe logiquement le scénario à la demande de Brian de Palma. La légitimité de Farris tient en quelques mots prononcés par Stephen King lui-même : "John Farris est le premier romancier américain de terreur, personne ne peut l'égaler". De la part de S.King, il paraît donc indispensable de se pencher sur ledit film.



Fort de cet auteur, De Palma nous offre une œuvre résolument graphique empreinte d'une virtuosité et d'un suspense à couper le souffle. Véritable plaidoyer pour la différence, Furie nous plonge dans les méandres du pouvoir de l'esprit. La vision du cinéaste nous rappelle que le don est une chance, mais peut aussi se révéler être une souffrance et une arme redoutable.
"On ne badine pas avec l'amour", encore moins avec l'esprit incontrôlable de Robin et Gillian, témoins d'une jeunesse à part mais fragile par définition. Leurs tortionnaires l'apprendront à leurs dépends : la réponse des deux adolescents sera implacable.
Quelques scènes d'anthologie parsèment ce film (presque) sans temps mort : la course poursuite en voiture dans les rues de la ville, la séance de télékinésie avec Gillian et le train électrique, le manège de la fête foraine…



Presque sans temps mort car l'on peut reprocher à De Palma d'avoir sans doute voulu trop approfondir certaines explications scénaristiques. De peur d'être trop confus ? Il n'en est rien, l'histoire, certes simple, se suit sans appréhension ni difficulté et en aucun cas ne peut servir de reproche aux détracteurs qui accuserait le film d'avoir un peu mal vieilli.
La caméra semble greffée à l'épaule de De Palma, tant nous prenons faits et cause pour toutes les scènes qui se déroulent devant nos yeux.



Mais l'intelligence du film ne tient pas uniquement à la réalisation : tout d'abord une distribution étincelante (le jeu d'actrice d'Amy Irving est très spectaculaire !), des dialogues délicatement ciselés (VO conseillée), ainsi qu'une photographie superbe, notamment dans les scènes intérieures.
Ajoutez à cela des effets spéciaux extraordinaires signés par l'incontournable Rick Baker, un final époustouflant, culte par excellence, et vous obtiendrez un sanguinolent feu d'artifices.

La toute première apparition de Darryl Hannah dans le rôle de Pam, élève perturbatrice au sein du centre Paragon.

On ne présente plus John William, le compositeur entre autres de la musique des Dents de la mer, Star-Wars, Harry Potter, Minority Report, Indiana Jones, etc…

William Finley a joué dans "Le crocodile de la mort" et "Phantom of the paradise" entre autres..