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Un groupe d'étudiants en médecine joue un tour cruel à Kenny, un jeune homme timide genre "premier de la classe", le jour de la fête de célébration de la nouvelle année. Le gag consiste à lui faire croire qu'il a rendez-vous dans un lit avec la belle Alana qu'il convoite en secret. Mais en lieu et place de cette dernière, Kenny trouve un cadavre provenant de la morgue. Le choc est tel que le jeune homme en perd la raison et quitte la fac pour un établissement s'occupant d'aliénés. Trois ans ont passé depuis ce tragique événement et les mêmes jeunes gens s'apprêtent à aller fêter leur diplôme de fin d'année lors d'une gigantesque virée avec, entre autres : déguisements, spectacle de magie et boissons à gogo, et organisée à bord d'un train loué pour l'occasion. Cependant, un mystérieux tueur s'invite à bord et commence à décimer les étudiants un à un. Est-ce Kenny revenu pour se venger de la farce macabre dont il a été victime ou alors un personnage bien plus inquiétant ?



Certes, Le monstre du train n'est qu'un ersatz de plus de "Vendredi 13", mais il reste l'un des meilleurs films du genre prolifique des slashers propre aux années 80. L'intrigue est tout ce qu'il y a de plus bateau et nombreux sont les clichés parsemant ce petit métrage, mais il a été réalisé par Roger Spottiswoode, qui finalement présente bien son produit avec les moyens dont il dispose. Il parvient à ménager un certain degré de tension tout au long du film, car même si l'on se doute que Kenny est de retour pour se venger, on n'arrive pas à savoir sous quelle identité il se cache, élément nous étant seulement dévoilé lors du plan final, ce qui est déjà une bonne chose vu le nombre de navets dont on devine le dénouement au bout de cinq minutes !



Le réalisateur, même s'il a péché par une trop grande profusion des rôles pour son film, se rattrape par la profondeur de certains protagonistes principaux et par un casting hétéroclite. Jamie Lee Curtis abonnée au genre depuis "Halloween, la nuit des masques" nous la joue classique en héroïne qui ne paie pas de mine mais qui se débrouille, alors que l'on retrouve bizarrement mais pour notre plus grand plaisir le toujours irréprochable Ben Johnson dans le rôle du chef de train et plus habitué à jouer dans des westerns comme "La horde sauvage". La surprise du film c'est de voir David Copperfield - dans le rôle du magicien bien évidemment! Même s'il n'est pas un grand acteur (d'ailleurs il trouve sa performance pitoyable) et qu'il joue un peu trop avec ses sourcils, The Magician (son nom dans le film) nous apporte le côté énigmatique du métrage et nous interpelle jusqu'au bout: qui est-il vraiment?



Mais ce qui fascine avant tout dans Le monstre du train, c'est la photographie immaculée de John Alcott (photographe régulier de Stanley Kubrick, qu'il a accompagné dans nombreux de ses films) : les scènes où l'on voit le train essayer de se mouvoir à travers l'immensité enneigée du territoire canadien alors que la nuit est en train de tomber sont proprement magnifiques mais complètement gâchées par la version française du film, édité avec un master de pauvre qualité (la majorité des scènes se déroulant dans une quasi-pénombre!). Et le doublage des voix n'arrange rien, comme bien trop souvent dans le cas des petits budgets !



Aussi, malgré une impression générale de déjà-vu, Le monstre du train, également connu sous les titres : "Le train de la terreur" et "After Halloween", se révèle être un film sans prétention pas très original mais assez divertissant.








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