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Réalisation
Stuart Walker

Scénariste
John Colton

Date de sortie
1935

Genre
loups-garous

Tagline


Cast
Henry Hull
Valérie Hobson
Warner Oland
Lester Matthews
Lawrence Grant...


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Karl Hajos

Effets spéciaux



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(1 vote)
Le docteur Glendon, botaniste renommé, est en mission au Tibet afin de découvrir une plante étrange qui ne se met à vivre que sous les rayons de la lune. Il découvre enfin l'endroit où pousse ces plantes mais se fait attaquer par une mystérieuse créature qui lui inflige une morsure au bras. De retour en Angleterre, Glendon se livre à des expériences sur cette plante et délaisse sa femme Lisa, qui renoue des amitiés avec Paul, son ami d'enfance. Glendon reçoit la visite du docteur Yogami, un étrange savant qui lui révèle des choses extraordinaires sur la plante du Tibet. Il lui affirme que celle-ci est en fait un antidote destiné à lutter contre les effets de la lycanthropie. Il raconte également à Glendon que deux loups-garous seraient actuellement à Londres. Et pour affirmer ses dires, il touche le bras de Glendon, le bras où il a été mordu...



1935. L'année où le monstre de Frankenstein demanda une fiancée, mais également l'année où le personnage du loup-garou fit son apparition à la Universal. C'est l'acteur Henry Hull qui eut l'honneur d'interpréter pour la première fois cet étrange personnage, homme le jour et bête meurtrière les nuits de pleine lune. C'est encore au talentueux maquilleur Jack Pierce que l'on doit les effets de transformation. Certes, nous sommes bien loin des métamorphoses de Hurlements ou du Loup-Garou de Londres. Dans Werewolf of London, la transformation se passe image par image, avec ajout de prothèses et de poils sur l'acteur pour montrer la progression de la transformation. Un procédé simple mais efficace, qui sera utilisé de nombreuses fois au cinéma. Le film est très sympathique, malgré qu'il ne fasse pas très peur. Stuart Walker n'est pas James Whale et n'a pas su transformer son histoire en vrai film d'épouvante. De nombreux éléments de comédie sont également présent, comme les séquences avec les deux loueuses de chambres. Certains passages font baisser le rythme du film et ne servent pas beaucoup l'histoire. Mais il se dégage quand même une bonne atmosphère quand le loup-garou arpente les rues brumeuses de Londres. Coiffé d'un beret, d'une écharpe et d'un long manteau pour le dissimuler, on ne peut penser au personnage de Jack l'éventreur, pourchassant des femmes seules la nuit. On prend également pitié du loup-garou, du moins de sa forme humaine. Car Glendon est parfaitement conscient de sa condition et sait les horribles choses qu'il commet la nuit. La lycanthropie est une malédiction pour celui qui en est atteint. Prévenu par Yogami, il sait que l'une des victimes probables sera certainement sa femme Lisa et il ne peut se résoudre à en faire une victime. Il s'enferme alors mais la bête parviendra toujours à avoir le dessus.
Un film que l'on regarde avec nostalgie et admiration aussi, comme la plupart des oeuvres de la Universal, ces oeuvres qui ont posé les bases de films d'aujourd'hui. On préférera à ce film le futur "Loup-Garou", réalisé en 1941 avec Lon Chaney. Mais Werewolf of London doit être vu, car on passe un bon moment en sa compagnie !

Henry Hull n'aimait pas du tout porter les prothèses et le maquillage de Jack Pierce.

Lisa, interprété par Valérie Hobson, était la femme de Henry Hull.






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