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Des étudiants en anthropologie se rendent en Amazonie pour étudier les moeurs des tribus cannibales. Sur place, ils rencontrent Mike et Joe, deux Américains trafiquants de diamants et de cocaïne, ayant réduit les indigènes à l'esclavage. A la suite du viol et du meurtre d'une fille de la tribu, les cannibales se révoltent contre leurs tortionnaires...



Réalisé après le désormais cultissime "Cannibal Holocaust", "Cannibal Férox" tente de rester dans la même optique que son prédécesseur (le discours en moins) : choquer et écoeurer le spectateur. Ambition prometteuse et plutôt réussie dans l'ensemble de par certaines scènes redoutables d'efficacité.
L'histoire en elle-même n'est pas d'une grande originalité, le meurtre d'une jeune indigène et tout dégénère, cela ressemble à du déjà-vu…



On assiste à l'inévitable (?!) massacre d'une tortue, première victime de cet opus cannibale : encore vivante et démembrée, cette scène semble ne pas être truquée et apparaît somme toute naturelle eût égard à la véracité de la tribu d'autochtones.
Il faut bien reconnaître que les scènes de tortures et de cannibalisme pur sont véritablement gores, portées par des effets spéciaux (talentueux Gino de Rossi) remarquables. Le jeu des acteurs est plutôt bon dans l'ensemble, tenu par un scénario du même acabit (Lenzi aurait toutefois pu s'abstenir des scènes de flash-back sur la vie urbaine qui n'apportent pas grand chose à l'histoire).



La réalisation quant à elle est soignée et construite, et repose sur plusieurs rythmes propres à chaque sentiment : une trame calme et presque poétique sur les cannibales avant le carnage, légère et oscillante sur l'arrivée des protagonistes en début d'histoire, beaucoup plus énervée et précise sur les scènes gores. J'imagine aisément Lenzi filmant les scènes de sauvagerie, sachant que le bonhomme ne s'est jamais caché d'un certain goût pour la perversité et la torture : un goût assumé.



On ne peut bien évidemment pas parler de Cannibal Férox sans citer les deux scènes définitivement cultes qui ont fait la gloire de ce film : la castration et la pendaison par les seins, toutes deux filmées en gros plans… mais où sont les trucages!?... étonnant !
Sans arriver au degré de cruauté de Cannibal Holocaust, il en ressort tout de même un film bien fichu, sans temps morts et "sympathique" à regarder.
Autour d'un buffet froid, par exemple…

Aux USA, plus explicite: "Make them die slowly".

Robert Kerman & Perry Pirkanen étaient déjà présents dans "Cannibal Holocaust".






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