RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(27 votes)
C'est par une superbe journée ensoleillée que débute celle du Docteur Alan Feinstone, directeur renommé d'un cabinet de dentistes à Beverly Hills. Marié à la splendide Brooke, il célèbre leur anniversaire de mariage. Mais alors qu'il rejoint son cabinet, il surprend sa femme avec le jardinier. Dès lors, cette journée qui devait être placée sous le signe de la fête va tourner au drame : choqué, Alan est pris d'hallucinations écoeurantes. Malgré ces visions qui le poursuivent, il décide tout de même de s'occuper de ses patients, en bon professionnel...



Après le moyen, mais néanmoins intéressant " Society " réalisé en 1989, Brian Yuzna poursuit sa peinture au vitriol de la bourgeoisie américaine. Il nous offre ici le portrait du Docteur Feinstone, un dentiste aisé, obsédé par l'hygiène et l'ordre moral. Celui-ci est terrifié, entre autres, à l'idée que la dentition va pourrir inexorablement, et ce jusqu'à la mort. Incapable de supporter cette fatalité (envisageable), il sombre petit à petit dans la folie et la violence.



Aussi il décide d'ôter de sa vie les dents cariées, responsables de l'idéal amputé qu'il rêve de sa propre existence. Egalement fautifs et complices de sa future brutalité : l'infidélité de sa femme, ses employés peu reconnaissants, et son inspecteur du fisc.
Voilà pour le portrait du Docteur Feinstone, histoire de vous plonger dans l'esprit torturé du Monsieur.
Ajoutez à cela l'excellente idée que d'utiliser un dentiste comme tueur fou : praticien médical responsable de bon nombre de nos angoisses. En effet, chacun d'entre nous a connu l'appréhension et toutes les peurs véhiculées par un cabinet dentaire !



Ce dernier, justement est judicieusement exploré dans sa totalité, à travers la salle d'attente, les outils stérilisés, et l'inévitable fauteuil de soins, futur objet de toutes les tortures.
Enfin, la sensation de vulnérabilité dans un tel contexte amplifie notre sentiment de malaise.
On peut reprocher à ce film une trame un peu trop prévisible, qui s'essouffle par moments, mais la réalisation reste appréciable. Le scénario tient plutôt la route, et les effets spéciaux,étonnants et bluffants de réalisme !



Quand à Corbin Bernsen, son interprétation est hallucinante !
Ce n'est pas un chef-d'œuvre, certes, mais 1h40 à me tenir la mâchoire et grimacer de douleur ont suffit à combler ce pourquoi j'étais devant mon écran : assister à des scènes chocs et délicieusement gore ...

Sa fille Zoé Yuzna était assistante-casting sur le film.

Son fils Conan quant à lui, faisait partie de la distribution de " Society "
Tous deux ont joués dans " Douce nuit, sanglante nuit (les jouets de la mort) - part 5. "

On retrouve avec bonheur Ken Foree (Zombie)

Alan Howarth a notamment composé la musique de "Christine " et "Halloween 2 & 6"