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Dans l'Egypte ancienne, le grand prêtre Imhotep a été momifié et enterré vivant pour avoir volé un manuscrit qui devait ressusciter sa belle. En 1921, son sarcophage est découvert par Sir Wemple un archéologue, secondé d'un jeune assistant Norton. Ce dernier ne résiste pas à la tentation de lire le papyrus qui se trouve dans le tombeau, ce qui a pour effet de réveiller la momie. Terrifié, Norton devient fou. Dix ans plus tard, un dénommé Ardath Bey, qui est en fait Imhotep, contacte le fils de Sir Wemple, Frank, afin de le convaincre de trouver le tombeau de Ank-es-en-Amon, la belle dont il s'était épris et qui avait causé sa perte. Ardath Bey aperçoit alors Helen, qui n'est autre que la réincarnation de la princesse Egyptienne. Il réussit à attirer Helen afin de la sacrifier...



Chef opérateur du Dracula réalisé par Tod Browning en 1931, Karl Freund passe ici à la mise en scène. Photographe talentueux, il signe un film résolument expressionniste. Les décors d'une incroyable richesse visuelle offre au téléspectateur un dépaysement total. La lumière et le cadrage sont d'une minutie quasi-chirurgicale, pour exemple les portraits (hallucinants) récurrents de Karloff: on reconnaît bien là le talent photographique de Karl Freund (à qui l'on doit les plus beaux films expressionnistes allemands, " Metropolis " entres autres) ; les fondus subtils entre chaque scène apportant une cohésion totale à l'ensemble du film. La distribution, irréprochable et de qualité : Boris Karloff tout d'abord (dans un de ses plus beaux rôles) avec tout son génie gestuel et linguistique, Zita Johann où le portrait d'une femme fragile mais aussi forte et volontaire (rare à l'époque, les actrices étant souvent sollicitées pour jouer des ingénues ou faire valoirs), et le délicieux Edward Van Sloan (déjà aperçu en Professeur Van Helsing dans le Dracula de Tod Browning).
On ne s'ennuie pas une seconde. Certes le film ne fait pas franchement peur, mais il n'a pas vieilli et garde intacte sa puissance émotionnelle et visuelle.
Un film qui nous offre la palette de sentiments d'une effroyable histoire d'amour, dont vous ressortirez troublé, à coup sûr.
Une œuvre subtile, sincère et empreinte de poésie.

Le masque utilisé pour le maquillage de Boris Karloff était composé de morceaux de boue, de multiples tranches de viande en tout genre et de collodion. Cette composition était une invention du célèbre maquilleur Jack P.Pierce.






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