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Il y a peu, le jeune Andy et sa mère venaient à bout de Chucky, une poupée maléfique habitée par l'esprit d'un meurtrier initié aux rites vaudous. A l'époque, personne n'a voulu croire à cette histoire : aussi, la mère fût envoyée en observation dans un hôpital psychiatrique, et Andy provisoirement placé chez les Simpson, une famille d'accueil. Afin de prouver que la poupée "Brave Gars" est inoffensive, le fabriquant ré-ouvre l'usine et relance la production de poupées. Mais un ouvrier perd la vie dans d'étranges circonstances...



Chucky 2 pourra déconcerter par une construction assez inégale, ainsi qu'une atmosphère très différente de "Jeu d'enfant". Le côté sombre du premier opus a disparu et laisse place à une mise en scène beaucoup plus rythmée. Même si la première partie du film tarde un peu à mettre en place tous les protagonistes, celle-ci n'est pas vaine et permet d'apporter tous les éléments utiles à la compréhension de ce qui va suivre. Il ressort de ce film que Chucky est vraiment le personnage central, à la différence du premier où la mère et le fils jouaient un rôle prépondérant dans l'histoire.

La galerie des personnages repose essentiellement sur un environnement familial et sain, à la psychologie relativement simpliste, sans que cela n'altère ni la qualité d'interprétation de chacun, ni la qualité de l'histoire. Il n'y a pas précisément de véritable héros, hormis Andy, l'obsession de notre poupée psychotique.



Pourtant, Chucky tarde à pointer le bout de son nez, mais cette attente sera vite pardonnée, tant ce qui va suivre est épatant. Tous les meurtres volontaires, ou non (que l'on retrouvera également dans "Chucky 3"), sont inventifs et particulièrement "amusants". Ce deuxième opus baptisé "La poupée de sang" répond à nos attentes et nous livre son explication : Charles Lee Ray est définitivement prisonnier de la poupée, par conséquent Chucky est à présent vivant… comme en témoignent ses saignements de nez, et les nombreux assauts sanglants qu'il subira en fin de parcours.

Le film devient alors vraiment divertissant et plein de rebondissements sur le lieu même qui vit la naissance de Chucky. Un retour aux sources dans l'usine à jouets où l'on ne s'ennuie jamais : aucun temps mort, les effets spéciaux sont formidables et drôles, et notre Brave Gars fait preuve d'une résistance farouche.



Et surtout, Chucky assied définitivement son caractère : cynique, joueur, et grossier, à l'image entre autres de sa rencontre décapante avec Tommy le "Brave Gars" appartenant à la famille d'accueil, ou bien encore celle avec une maîtresse d'école très pointilleuse sur les bonnes manières…

Le vice lui colle à la peau, mais il réussit à ne jamais tomber dans la vulgarité. Chucky est sympathique, et ce malgré la violence de ses actes. Difficile de s'identifier à une poupée, par conséquent notre capital "pardon" est instantané. On le juge principalement sur ses facéties criminelles et non sur une éventuelle propension à faire couler ou non des litres d'hémoglobine, à la différence d'autres slashers dont on attend obligatoirement notre quota gore pour être rassasié.



Chucky maîtrise à présent parfaitement ses émotions et l'acceptation de sa nouvelle identité. Une maturité qui lui permettra de faire partie pour la seconde fois de la sélection officielle du Festival d'Avoriaz en 1991, lui ouvrant ainsi les portes de la reconnaissance parmi les "grands". Un mini-slasher est né.








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