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Un camp de vacances, situé sur le site de Cristal Lake, est fermé depuis 1958, date à laquelle plusieurs meurtres y ont été commis, et n'ont jamais été résolus. Mais, en 1980, son propriétaire décide de le rouvrir. Il fait venir une équipe de jeunes moniteurs pour le remettre en état...



Sean S.Cunningham, producteur de "La dernière maison sur la gauche" réalise en 1980 ce slasher-movie, deux ans après le succès mondial de Halloween. Puisque Halloween est un jour malfaisant dans le calendrier, Cunningham va s'en inspirer fortement et chercher un titre aussi fort : ce sera Vendredi 13, propice à toutes les superstitions. Ce sera donc un tueur au visage invisible qui massacrera des jeunes.
Pour cela on ressent la forte inspiration de "La dernière maison sur la gauche" pour la violence et les décors, ainsi que "La baie sanglante", dans lequel une bande de jeunes en vacances au bord d'un lac se faisait tuer de manière sadique.



Vendredi 13 réunit tous les éléments propices à faire un bon film d'horreur : les décors naturels sont magnifiés par l'obscurité, le suspense haletant jusqu'au final, la musique (devenue culte) imaginative, obsédante et angoissante. Enfin l'ingrédient principal : les meurtres à l'arme blanche, sauvages, sanglants, et sans fioriture. L'originalité réside dans l'utilisation d'armes différentes : hache, couteau, flèche... qui apportent au caractère du meurtrier un goût prononcé pour l'urgence du méfait, la barbarie, et une détermination sans réflexion préalable. Les maquillages, orchestrés par le grand Tom Savini n'ont rien perdu de leur force plus de 20ans après, permettant d'asseoir la réputation de Vendredi 13.



Le réalisateur ne prend pas la peine de dresser un portrait approfondi de chacun de ses personnages, et c'est tant mieux. Le message est qu'ils sont juste là pour mourir, sans autre explication. Dès lors, on attend simplement la succession des meurtres. On assiste à une première partie de film où les morts se succèdent, sans concession. Les crimes sont filmés au moyen d'une caméra subjective, nous faisant suive le point de vue du tueur. Si l'on suit attentivement le film, on peut s'amuser à compter les meurtres et attendre ainsi le dernier survivant pour peut-être, enfin passer à autre chose.

Et là le miracle se produit : le film change encore de rythme et nous propose l'affrontement final. Ne pas trop dévoiler sera ma devise ici, tant cela pourrait nuire à l'intrigue pour ceux qui n'auraient toujours pas (!?) visionné ce film. La caméra devient plus nerveuse et les scènes, d'une grande efficacité, montent en puissance. Adrienne King est parfaite en jeune femme terrorisée, ainsi que Betsy Palmer, charismatique en diable ! Enfin, je vous laisse découvrir ce que j'appellerai la conclusion finale du film, qui reste encore aujourd'hui un must absolu en terme de rebondissement.
Je ne saurai trop vous conseiller la V.O, et de ne pas vous arrêter à une première lecture de ce film, mais de le visionner une seconde fois afin d'apprécier à sa juste valeur toutes ses qualités techniques et photographiques.
Après Michael Myers et Halloween, Vendredi 13 nous offre celui qui allait devenir Jason, le non-vivant. Un mythe à la hauteur de sa future réputation : immortel.

On retrouve Kevin Bacon dans un des ses tous premiers rôles.

Vendredi 13 est le premier volet d'une saga légendaire. 10 films le mettant en scène suivront ( plus ou moins réussis pour certains).

Kane Hodder est à ce jour l'acteur qui a tenu le plus de fois le rôle Jason : 4 fois.

Vendredi 13 a été réalisé pour la modique somme de 700 000 dollars. Il en rapporté 17 millions rien qu'aux Etats-Unis soit plus de 24 fois son budget initial !
En France, 600 000 personnes ont vu le film.






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