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Katherine Miles est actuellement jugée pour un double homicide. Elle va raconter la tragique aventure qui l'a poussé à commettre ces atrocités... Âgée de 18 ans, Katherine part avec ses parents en Amazonie. Alors qu'ils naviguent sur le fleuve, leur embarcation est attaquée par des indigènes. Katherine n'a que le temps de voir ses parents se faire couper la tête avant de sombrer dans l'inconscience. N'ayant pas été tuée, Katherine se retrouve prisonnière de la tribu d'indigènes. L'un des natifs, Umukaï, tombe sous son charme et va la protéger. Elle subira néanmoins quelques humiliations avant d'être acceptée par la tribu. Mais elle garde en elle son désir de vengeance...



Amazonia l'esclave blonde (ne pas confondre avec le film de Ruggero Deodato) n'est pas un film de cannibales comme on pourrait le penser. En effet, la tribu qui enlève Katherine ne pratique pas le cannibalisme (juste le découpage de têtes !). Cette petite mise au point étant faite, parlons un peu du film lui-même. C'est un honnête film d'aventure dans la jungle, où l'on retrouve les principaux sujets de ce style de film : grands espaces verts hostiles, séquences avec des animaux (provenant de documentaire divers, avec changement de la netteté de l'image et de la colorométrie par rapport au reste du film...), indigènes aux coûtumes barbares et l'arrivée dans tout ce petit monde de l'homme blanc. Ici, c'est une jeune fille blonde qui devient le centre d'intérêt du film. L'actrice incarnant Katherine se retrouve souvent nue (ce qui ne sera pas pour déplaire à certains) mais ce sera la seule touche d'érotisme du métrage. Les quelques scènes gores sont bien légères comparées à celles de Cannibal Ferox par exemple. Têtes coupées, jambes déchiquetées par une mâchoire de crocodile, flèche au curare dans l'oeil et tête rongée par des insectes seront les réjouissances auquelles nous aurons affaire. Les FX sont approximatifs et grossiers. Tout ça semble un peu léger pour faire un bon film, si on rajoute en plus le jeu assez terne des acteurs. Mais cette Esclave blonde à d'autres atouts. Une jolie partition musicale, de splendides paysages, une love-story entre Katherine et Umukaï, et un certain charme qui fait qu'on ne s'ennuie pas pendant la vision du film. Il est clair que le film ne trouvera pas son public si celui-ci s'attend à un "cannibal movie". Mais si on le prend pour ce qu'il est, un film de jungle donc, et qu'on se laisse charmer par ce "je ne sais quoi qui fait que...", le film mérite d'être vu.

Dès le début du film, on nous fait croire que Katherine Miles a vraiment existé. La dernière séquence en rajoute encore dans ce sens. Mais elle n'a existé que dans le scénario du film...






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