RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.1
(15 votes)
Ellen et Martin Shaw ne supportent plus la vie en ville depuis que leur enfant unique est mort en s'étouffant devant eux, c'est pourquoi ils décident de s'installer à la campagne. Ils achètent donc une vieille maison afin que lui, écrivain en mal d'inspiration, puisse rédiger au calme et qu'elle, sortant d'une longue période de dépression, s'évade intellectuellement en restaurant la demeure. Mais dès le premier jour, le couple commence à sentir de drôles de choses émanant de la maison. Ellen reçoit même d'étranges messages qui l'informent qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre alors que son mari devient de plus en plus irritable et ne cesse de la harceler moralement tout en la prenant pour une folle.Quelle est alors l'étrange vérité qui semble hanter tragiquement les murs de cette bâtisse ?



Ca commence comme un vulgaire film de maison hantée, possédée par une puissance maléfique, dans le genre "Amytiville La maison du diable" (visions, fantômes, meurtre mystérieux...) et on se rend progressivement compte qu'on à affaire à un remake de "Shining" avec les poncifs de : l'écrivain, la maison isolée, la folie, le passé qui ressurgit, les apparitions...

Contre toute attente, tout n'est pas à jeter dans ce petit film sans prétention, en particulier l'atmosphère, assez bien gérée dans l'ensemble. La pression monte peu à peu, et réussit à mettre le spectateur mal à l'aise. Malheureusement, cela ne se fait pas tellement en douceur mais plutôt de manière hachée, le tout accompagné d'une bande sonore des plus classiquement insipides et d'un sentiment général de déjà-vu.



Le duo d'acteurs, quant à lui, reste honnête. Amanda Plummer ("Pulp Fiction" entre autres) joue parfaitement le rôle de la dépressive en rechute; Sean Pertwee reprend sans effusion un rôle très proche de celui de Jack Nicholson dans "Shining", mais n'est pas Nicholson qui veut! Surtout quand l'acteur a une voix de canard dans la version originale, ce qui gâche en partie pas mal d'effets dramatiques du métrage.



Sept jours à vivre nous laisse donc sur notre faim, en nous remâchant assez maladroitement et timidement des segments de films que l'on a déjà vus une centaine de fois que ce soit au cinéma ou à la télévision. C'est dommage, car l'idée principale du scénario (les signes montrant les jours qui passent, représentés sous des aspects différents) sur laquelle le titre du film est d'ailleurs basé, est curieusement assez vite oubliée pour finalement laisser place à une caricature de fin ressemblant trait pour trait à celle de "Poltergeist". Et ce, même si pour le scénario, le réalisateur, habitué des courts-métrages, dit s'être inspiré en grande partie d'un mythe populaire allemand selon lequel au Moyen Age, les criminels étaient jetés vivants dans des marécages, et que, la nuit, leurs âmes venaient hanter les lieux. On aurait ainsi aimé voir autre chose que du réchauffé, des images plus fortes et moins d'effets de synthèse " à deux euros " pour rendre le film plus authentique et inédit. Seule la morale du film reste sauve : laissons le passé là où il est.

Mais un réalisateur peu habitué aux longs métrages et des restrictions budgétaires, expliqueront peut-être ce manque d'inventivité. A ce propos, le film, tourné avec un budget de 2 millions de dollars, s'est réalisé en République Tchèque. Les extérieurs de la maison ont été filmés sur une ancienne base militaire russe, et pour les intérieurs, un studio a été monté sur la patinoire de l'équipe Tchèque de Hockey.



Ce condensé de films d'horreur classiques est donc à voir pour les fans du genre les plus endurcis désirant parfaire leurs connaissances de cinéphiles ou pour ceux qui n'ont vu aucun des films précités, les autres passeront leur chemin sans demander leur reste.








Du même réalisateur :