RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Jack Starett

Scénariste
John Kohn & Anthony Greville-Bell

Date de sortie
1972

Genre
Thriller / Drame

Tagline


Cast
Bonnie Bedelia
Ken Howard & Anthony Zerbe


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John Cameron

Effets spéciaux



Cliquez pour noter..
Venant juste d'enterrer son grand-père, Rosalie, une jeune indienne vivant seule dans une cabane perdue au fin fond du Nouveau Mexique, se fait raccompagner en voiture par Virgil, un gentil VRP américain. Une fois arrivée à destination, la jeune fille crève les pneus du véhicule et casse la jambe de son "chauffeur" afin qu'il ne puisse s'échapper. Elle espère alors qu'avec le temps il apprendra à l'aimer. Virgil se retrouve donc séquestré par une affectueuse mais instable demoiselle jusqu'à ce que débarque un beau jour un "biker" aux intentions plus que douteuses...



On aurait pu penser que le rythme, avec seulement deux personnages principaux évoluant en plein désert et présents à l'écran pendant la quasi-totalité du film, serait décousu voire inégal, mais c'était sans compter sur les talents de metteur en scène de Jack Starett. Ce dernier réussit dans une première partie statique à ajouter des éléments à son histoire de manière progressive et ce, tout en finesse.



La deuxième heure, quant à elle, est beaucoup plus touffue, trop d'événements se déroulent sous nos yeux de manière assez rapide. Mais l'ensemble tient le coup et l'on reste particulièrement scotché par une fin totalement inattendue qui vous met une grosse claque tant elle vous en apprend sur la nature humaine !



Un des aspects les plus séduisants de ce film est aussi la qualité d'interprétation de Bonnie Bedelia (alias Madame McLane dans "Die Hard", alors âgée de 26 ans alors qu'elle interprète une adolescente). Tantôt femme-enfant que l'on a envie de consoler, tantôt femme au caractère bien trempé qui n'hésite pas à frapper là où ça fait mal, son jeu d'actrice est tout bonnement prodigieux.

Ajoutons à cela un film de contrastes bien géré (principalement la saleté de l'indienne comparée à la propreté du "Monsieur tout le monde" américain) qui va bien au-delà d'un simple métrage politiquement correct si l'on se réfère à la mentalité sur l'immigration et les réserves indiennes, à l'époque (l'opposition entre les principaux protagonistes du film fut notamment renforcée par le fait que sur le plateau les rapports entre acteurs étaient très tendus) ; et vous obtiendrez au final un petit bijou qui aura peut-être inspiré "Misery", tant les similitudes sont nombreuses, on pense notamment à la séquestration d'un homme par une femme qui lui casse la jambe pour qu'il reste chez elle.






Dans le meme genre :



Du même réalisateur :