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Nikos, tyran comparable (et comparé) à Vlad Tepes sévi en roumanie. Mais une révolte se soulève et il est abattu, non sans toutefois avoir juré la perte de ses assassins. De nos jours, aux Etats-Unis, une exposition sur les horreurs de la Roumanie est organisée par un professeur d'université. Parmi les objets exposés, le masque de Nikos. Par mégarde, la dépouille de Nikos revient à la vie. L'horreur des temps jadis va à nouveau avoir lieu à l'intérieur du musée, qui devient un véritable lieu de cauchemar...



Nikos The Impaler se scinde en deux parties distinctes.

La première : le musée. Le réalisateur s'essaye ici au slasher classique, avec brio, mais sans transcender le genre… Toutefois il y ajoute un peu de sang et d'humour ‘gentillet'. Les personnages de cette portion du métrage sont caricaturaux au possible. Mais Schnass se démène derrière sa caméra et réussit de jolis plan grâce a des effets de style, certes un peu usés, mais très efficaces.
On adore où on déteste le genre, d'autant plus que le jeu des acteurs est, dans cette partie, assez limite.



Le second fragment est quant à lui, bien plus enjoué. L'empaleur s'est échappé du musée et cours maintenant les rues de la ville, poursuivi par le professeur et son amie.
Durant cette partie Nikos visite plusieurs lieux "typiques" de la jungle urbaine comme un cinéma, une boîte de nuit ou un vidéo-club…



C'est dans cette seconde partie que SCHNAAS s'épanouit vraiment. Là, le film se réveille et ça déménage pas mal, avec un soupçon d'humour trash fort bienvenu.
Le réalisateur allemand s'amuse comme un petit fou à nous montrer les méfaits de Nikos. Ce qui donne lieu à quelques très belles mutilations de quidams. Grâce à l'énergie insufflée dans son métrage, les maquillages et prothèses en latex, passent très bien à l'image.

De fait, si cette partie est plus gore elle est aussi plus rythmée, et permet à Andreas Schnaas de placer dans son film, une inévitable scène de douche.



Cependant, la musique censée rythmer le film rend un effet très cheap, style "boîte à rythme". C'est d'autant plus dommage, que le choix du genre – le Metal – était très judicieux, compte tenu de l'énergie que contient le métrage. Mais la qualité n'est pas au rendez-vous, et le score de Nikos The Impaler, ne restera pas dans les annales.

En somme un bon film, qui s'il souffre de quelques défauts inhérents aux slashers dans sa première partie, rattrape le coups haut la main dans une seconde moitié jouissive.

Le film est édité en Dvd version collector sur www.uncutmovies.fr

Lloyd Kaufman (le cerveau à l'origine de Troma) et Debbie Rochon (une tromette) font ici une apparition.

-- PROVISOIRE --
Les captures d'écran qui ponctuent la critique ne sont que provisoires. Merci de votre comptréhension.
Colin VETTIER