RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 5
(38 votes)
La vie de Claudia bascule lorsque son unique fille est retrouvée morte. Les faits remontent à cinq ans. Sa petite fille avait à l'époque été enlevée, torturée et finalement tuée, après avoir subit d'épouvantables mutilations. Le seul signe qui permit aux enquêteurs de l'identifier fut un bracelet, et une malformation à la hanche dont souffrait la fillette depuis sa naissance. Depuis cinq ans donc, Claudia, divorcée, vit seule coincée entre sa solitude et sa vie de bureau. Et puis un jour, sa vie bascule à nouveau à la suite d'un appel téléphonique. A l'autre bout de l'appareil, une petite voix, implorante: "Maman viens me chercher !": la voix de sa fille... Bouleversée, Claudia se lance alors sur les traces de sa fille, accompagnée d'un ex-flic qui s'était occupé de l'affaire. Les indices qu'ils parviennent à rassembler les conduit à une étrange secte (Les sans nom) dont le chef Santini (un serial-killer incarcéré qui semble en savoir long sur la disparition de son enfant)est un rescapé des centres d'expérimentaions nazis. La quête de cette secte n'est autre que la synthèse du mal absolu...



Inspiré du livre de Ramsey Campbell, le réalisateur choisit volontairement d'éliminer tout superflu de gore et d'horreur afin de laisser la part belle à la suggestion et à la dimension horrifique du récit. Une vraie bonne idée !
Les paysages et décors du film sont glauques, délabrés, sordides à souhait. A plusieurs reprise, le réalisateur nous assène de flash-back électriques et puissants: montez le son de votre téléviseur et vous me comprendrez. Les éléments naturels, tels que la pluie, le froid ne font que renforcer la dimension horrifique du passé. Cependant le réalisateur laisse la part belle à quelques moments de poésie grâce notamment à la sublime partition musicale de Carles Casas.
Le film défile alors avec une tension crescendo. Il nous entraine dans une spirale ou la conclusion porte un nom: le mal absolu.
Je m'efforce de ne pas trop vous devoiler de facettes tant se film mérite simplement d'être vu et jugé par vous-même. Tout ce dont je me souviens, c'est d'avoir frémit, d'avoir été attendri aussi, et un fol espoir de dénouement bienheureux... Alors à vous qui m'avez lu, je me permet de vous adresser ce message: regardez ce film s'il vous plait et laissez vous envoûter... J'espère que en sortirez aussi enthousiaste que je ne le fus moi-même. Et j'ai un atout formidable pour cela. lisez au-dessous le nombre hallucinant de récompenses qu'a obtenu ce film...
En conclusion: j'ai A D O R E !

La secte sans nom (Nameless, Los sin nombre) a obtenu une pléïade de récompenses de par le monde:

Grand prix au festival de Sitges 1999
Mélies d'or du meilleur film européen de l'année 2000.
Prix du public du film fantastique de Porto
Grand prix du festival du film fantastique de Bruxelles
Grand prix du fantafestival de Rome
Meilleur film festival fantasia de Montréal
Prix du public festival fantasia de Montréal

Festival de Gerardmer 2000:
Prix spécial du jury
Prix de la découverte ciné live
Prix de la critique internationale
Grand prix du jury jeune public

Parmi les film qui l'ont marqué, Jaume Balaguero évoque Suspiria (Argento), Rosemary's baby (Polanski), Shining (Kubrick), L'autre (Mulligan).

Entre 1994 et 1996, il écrit, réalise et monte deux courts-métrages 35mm qui remportent de nombreux prix : Alicia et Dias sin luz.