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Un criminel extra-terrestre est condamné à être banni de sa planète par les siens, et, punition suprême, se voit affublé d'une enveloppe corporelle humaine. Pour survivre sur Terre, il devra changer régulièrement de tête, sans quoi, passé un certain délai, celle-ci explosera. Commence alors une longue errance de notre extra-terrestre dans les bas fonds de Los Angeles en quête de nouvelles identités plutôt sanguinolentes...



Que dire après avoir visionné ce film ?
Je reste sur ma faim: le sujet est plutôt original et le film offre un étonnant coktail d'humour et de gore.
On regrette quelque peu l'absence d'explication concernant le rejet de cet extraterrestre par les siens.
Le film débute pourtant pas mal. La scène d'ouverture de la soucoupe, et l'arrivée de notre "voleur de têtes" est plutôt réussie dans l'ensemble, ce qui laissait augurer une suite alléchante...
Il n'en est rien. Rapidement notre E.T ne fait que déambuler dans la ville, et l'on se demande où le réalisateur veut en venir.
Les flics à la recherche de notre E.T ont autant de punch que Derrick, l'intrigue s'enlise au milieu du film quand un violeur s'en prend à notre chère femme-flic (pourquoi, d'où sort-il, que lui veut-il, une improbable histoire de vengeance...)



Le scénario est quasiment inexistant, la réalisation est lente, soporifique, et le jeu des acteurs quelque peu emprunté.
Quant aux effets gores, ils sont plus suggérés que réellement montrés, ce qui les rend plutôt inefficaces dans l'ensemble.
Un brin d'humour tout de même, par touches deci-delà: notre E.T est allergique à la lumière et porte des lunettes (je ne vous en dis pas plus...), la scène avec le chien... et quelques moments sympas lorsqu'il apprend à parler...
Le réalisateur a opté pour un alien plutôt sympa, drôle, touchant par moments, le rendant plutôt sympathique au télespectateur. Et là est le vrai problème: à aucun moment il n'effraie !



Le but avoué de cette série B était sans doute de tenir un propos décalé sur le parcours d'un E.T parmi nous avec ce que notre monde peut lui offrir et lui suggérer: la société, ses dérives (la scène avec les clochards), le coté social (la scène dans l'hopital), la jeunesse (la scène avec la bande de jeunes et le chien...)
Je vais peut-être chercher un peu trop loin mais je ne peux m'empecher de penser que le réalisateur a essayé de rassembler pas mal de clichés dans son film et d'entraîner notre alien parmi eux, à la manière de ZOMBIE.
Mais là, n'ayez pas peur, je vous rassure tout de suite: C'EST RATE !
A noter tout de même (je ne serai pas dur jusqu'au bout): l'interprétation d'Antonio Fargas ("Huggy les bons tuyaux" dans Starsky et Hutch), dans un petit rôle de sdf : impeccable et égal à lui même ; c'est déjà ça de pris...
Dernière petite chose: ma faible note ne doit pas pour autant vous éloigner de ce film. J'ai tout de même passé un bon moment même si je n'ai pas eu peur :o)

John McNaughton à réalisé entre autres le formidable Henry, Portrait of a Serial-Killer.

Rae Dawn Chong a joué entre autres dans "La guerre du feu" de Jean-Jacques Annaud et "La Couleur pourpre" de Spielberg.

Don Gordon fait partie de la distribution de films cultes tels que "Papillon" ou encore "La Tour infernale".

Les effets spéciaux sont signés par Everett Burrel (La part des Ténèbres) et Kevin Yagher(Freddy 1,2&3).

"The Borrower" faisait partie de la sélection officielle du Festival d'Avoriaz l'année de sa sortie.