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Réalisation
Nico B. et Rozz Williams

Scénariste
Rozz Williams

Date de sortie
1998

Genre
Tueurs fous

Tagline


Cast
James Hollan
Rozz williams


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Rozz Williams

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.6
(5 votes)
Un tueur psychopathe, affublé d'un masque de cochon, prend la route pour y choisir une victime. Celle-ci trouvée, il l'emmène dans une cabane totalement abandonnée et délabrée afin de lui affliger des tortures, des humiliations, tout en suivant les pages d'un bouquin dont le titre est plus que pertinent…



Rozz Williams, chanteur du groupe "Christian Death", nous offre un court métrage dès plus déjantés et chaotiques.
Un court métrage de 23 minutes qui semblent être une éternité, tant le dégoût nous envahit totalement.



23 minutes, filmées en noir et blanc, où le spectateur suit avec un certain malaise, la relation étroite entre un tueur (Rozz williams) et sa victime (James Hollan), sado masochiste, sadique et homosexuelle. Un tueur minutieux, lisant attentivement chaque page d'un livre gribouillé de symboles et d'incantations, nommé : Why God Permits Evil.



Le chanteur dérangé nous crée une musique tout aussi dérangeante que les images qui défilent devant nos yeux écarquillés, à la fois captivés et apeurés.
Lent et travaillé, nous ne voyons que les mains du tueur tout du long, ce qui nous donne une possibilité de nous fondre dans le personnage du tueur, augmentant ainsi le malaise.


Rozz Williams ne se prive pas de choquer par des scènes limites "snuff-movie". Il en résultera d'ailleurs un certain mystère quant au réalisme ou non de certaines tortures.
Comme une sorte d' "auto thérapie", le chanteur se laisse guider par son esprit torturé. Il mourut quelques mois après, affligeant de tristesse de nombreux fans. Ce qui lui vaut une étiquette de petite rareté, de plus , il fut vendu seulement en 1300 exemplaires environ.



Un court métrage qui reflète véritablement le côté expérimental, entre réalité et fiction (un surréalisme d'antan), et qui nous entraîne dans l'univers psychologique décalé des tueurs en série : la violence et la sauvagerie à l'état pur.
On ressort de ce film comme on se réveille d'un cauchemar : entre révulsion et attraction, ce film est un véritable paradoxe…








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