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Réalisation
Michael Davis

Scénariste
Michael Davis

Date de sortie
2003

Genre
tueurs fous

Tagline


Cast
Eric Jungmann
Justin Urich
Aimee Brooks
Michael Bailey Smith...


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John Coda

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(3 votes)
Adam, jeune étudiant puceau, part sur les routes avec son ami Harley s'étant incrusté dans le périple sans y être invité, afin de retrouver la femme de ses rêves et de lui déclarer son amour avant que celle-ci ne se marie avec un autre que lui. En chemin, ils s'arrêtent dans des bars locaux où les habitants n'approuvent guère le comportement désagréable d'Harley. Peu de temps après, ils sont attaqués par un fou furieux au visage mutilé et conduisant un impressionnant véhicule. Ils parviennent à lui échapper en se réfugiant dans un hôtel. Là, il font la connaissance d'une ravissante et très sexy auto-stoppeuse, Sarah. Mais les trois compagnons sont de nouveau la cible de l'horrible Monster Man, bien décidé à les éliminer...



Si le résumé vous évoque quelque chose de connu, c'est sans doute parce que vous avez précédemment visionné "Massacre à la tronçonneuse", "Jeepers Creepers" et plus récemment "The house of 1000 corpses".Un monstre quasi muet à la Leatherface en guise de grand méchant , un véhicule malintentionné qui en suit un autre pendant une majeure partie du film et pour couronner le tout, une famille de barges comme hôtes, sont les quelques ingrédients copiés ça et là sur les longs-métrages précités.

Malgré tout, le principal intérêt de Monster Man et qui le distingue de ses glorieux aînés en lui conférant une atmosphère de "teenage road-movie", est qu'il comporte des moments de franche rigolade. On pense, à ce sujet, à la scène dans la station essence, qui voit notre jeune puceau en train d'essayer de déféquer dans les toilettes jouxtant celles de leur poursuivant, ou bien à celle où l'un de nos héros essaie de piquer de l'essence dans un camping-car mais se trompe de réservoir, et enfin à la scène du motel avec un chat mort qu'un de nos deux compères endormi et rêvassant croit être une partenaire de sexe. Je vous épargne les détails afin de ne pas tout dévoiler, mais vous garantis de bons éclats de rire !



La gaudriole mise à part, de nombreuses imperfections viennent pourtant entacher le projet de Michaël Davis. A ce titre, les méchants sont malheureusement trop polis et pas assez pervers pour notre victime toute désignée, j'ai nommé le jeune garçon pur répondant au doux prénom d'Adam (j'ignore si cela est une intention du scénariste, mais en tout cas c'est super bien vu d'avoir donné ce prénom à un personnage vierge, ils sont trop forts ces américains !). Ce qui est dommage car le personnage le plus exploité est Harley, le copain super lourd qui est aussi vulgaire que bavard, ce qui donne un aspect comédie au film alors que par moments on aimerait avoir davantage la frousse et qu'il ferme son clapet un peu plus en laissant un peu de place aux autres protagonistes, comme celui bien sympathique de l'incestueux Fred, au corps tout disloqué et complètement sous-exploité (on le voit à peine cinq minutes dans tout le film) !

Ajoutons à cela que le héros du film dispose d'un arsenal de babioles plus ou moins inutiles et dont il se sert tout particulièrement lors de scènes de combat final qu'on aurait aimé voir plus sanglantes et moins burlesques !

Toutefois, ce qui dérange le plus, ce sont certaines scènes, ficelles scénaristiques utilisées, voire certains comportements des principaux protagonistes, qui sont hyper prévisibles car maintes fois vus et employés dans diverses productions avec pour exemples : la musique qui fait peur utilisée à contre-emploi pour mettre sur une fausse piste et le twist final trop évident, laissant présager une suite qu'on espère finalement plus "jusqu'auboutiste" !



Néanmoins, certaines choses sont loin d'être maladroites et sont même très inventives. Tout d'abord certaines scènes à l'ambiance glauque, comme celle où l'on voit nos joyeux lurons se balader dans une ville où tous les habitants ont été mutilés par le Monster Man, sont très marquantes par la sensation de gêne qu'elles insufflent au film. A ce sujet, et si l'on pousse un peu plus loin l'analyse psychanalytique, on pourrait faire une analogie avec ce sentiment étrange de malaise général que l'on éprouve en face de quelqu'un d'infirme ou atteint d'une maladie grave. Ce qui est très dérangeant avouons-le, mais remarquable quand on arrive à le transmettre par le truchement de la pellicule !



En outre, le grand croquemitaine au maquillage mémorable mais proche de Leatherface, est assez bien réussi et il est muni d'un atout de choc : le Monster Truck. Ce dernier, un énorme véhicule customisé monté sur des pneus démesurés, dispose de larges mâchoires le faisant ressembler à un gigantesque crocodile mécanique. Le voir traquer ainsi nos deux étudiants nous rappelle un peu Pac Man poursuivi par les fantômes qui essaient de le croquer ! C'est d'ailleurs Frank Schettini, qui avait déjà collaboré à la création des véhicules de Mad Max 3, qui a réalisé le Monster Truck.


En définitive, on passe quand même un bien bon moment devant ce petit film mélangeant les genres (comédie, horreur, gore…), malgré un sentiment général de déjà-vu.

Les photos proviennent du site Trash-Times.






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