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Réalisation
J.T. Petty

Scénariste
J.T. Petty

Date de sortie
2003

Genre
monstres

Tagline


Cast
Karl Geary
Lance Henriksen
Alexis Dziena
Keith Robinson
Rebecca Mader
Amanda Plummer…


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Henning Lohner

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 1.4
(12 votes)
Atteint de la maladie de Strickler (causée par les cafards et dont les victimes développent de nombreuses allergies ainsi que de l'asthme), Marvin, un jeune homme de 24 ans, vit dans une chambre-bulle, à l'abri de toute infection, poussière et parasites divers. Enfermé entre quatre murs, Marvin se passionne pour la photographie amateur et passe la majeure partie de son temps à épier ses voisins et à prendre des clichés de ces derniers pour décorer l'un des pans de mur de sa chambre. Mais un beau jour, alors que Marvin scrutait les alentours depuis sa fenêtre, sa sœur lui rapporta qu'elle venait de trouver un cadavre dans les égouts. Une bien morbide découverte que Marvin s'empressera de raconter à la police par le biais d'un courrier agrémenté de photos. Mais cela ne s'arrête pas là : quelques temps après, un ami à sa sœur se fait attaquer dans la rue par quelqu'un ou quelque chose tapi dans l'ombre. Personne ne retrouvera trace de la victime, chose d'autant plus inquiétante qu'il s'agit là de la deuxième disparition dans le quartier en très peu de temps… Mais la menace ne tardera pas à faire surface : des insectes de taille humaine ont élu domicile dans l'immeuble d'en face et vont rapidement s'attaquer aux malheureux qui croiseront leur chemin…



En 1997, le talentueux réalisateur Guillermo del Toro nous plonge dans les égouts de Manhattan à la traque aux insectes géants sanguinaires et voraces. Sombre, sans pitié ni tabous (enfants comme adultes se font dévorer par ce que l'on appelle alors les Judas, des insectes génétiquement modifiés créés pour éradiquer les cafards porteurs de la maladie de Strickler qui infecte les enfants), "mimic" est une réussite et se classe aisément parmi les meilleurs films de monstres des années 90.

Quatre ans après la sortie du film de Guillermo del Toro, une suite nous est dévoilée. Un opus plutôt sympathique, sans réelle prétention, donnant la part belle à l'humour (personnages et situations décalées) et à l'action. Et c'est en 2003, soit deux ans après la sortie du deuxième opus, qu'un troisième volet voit le jour sous le nom de "mimic sentinel", alias "mimic 3".

Alors que vaut réellement cette deuxième suite? Pour le savoir plongez-vous dans cette critique que je vous ai concoctée!



La première chose qui marque dans "mimic 3" c'est sa longueur. 1h13 c'est vraiment très court, plus court encore que le précédent volet qui faisait seulement 1h18. Mais la faible durée d'un film n'est pas un défaut en soi, à condition de réussir à séduire le spectateur bien entendu. A ce niveau, "mimic 2" s'en sortait plutôt bien : même si le film ne brillait pas par son scénario et encore moins par son casting, il avait au moins le mérite de divertir par son dynamisme (les attaques du Judas étaient assez nombreuses) et ses passages un peu décalés (l'institutrice dans sa quête du compagnon idéal vivant une véritable histoire d'amour avec ses insectes dont elle étudie minutieusement les comportements).

A l'inverse, "mimic 3" peine à décoller dans son histoire. Monotone (pour ne pas dire chiant) dans sa première partie, le film de J.T. Petty plongera à coup sûr nombreux d'entre vous dans une phase de léthargie, une mise en veille d'environ 50 minutes durant lesquelles, il faut bien le reconnaitre, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Manifestement inspiré par le film "fenêtre sur cour" ("rear window") du Maitre Hitchcock, notre réalisateur nous plonge dans la vie trépidante d'un jeune homme vivant dans une chambre-bulle et dont la principale occupation est de surveiller ses voisins de quartier et de prendre des photos de ces derniers pour ensuite s'interroger sur les trains de vie de ces braves gens.

Les personnages ne vont d'ailleurs pas aider à nous sortir de ce stade de somnolence dans lequel nous sommes progressivement plongés. Un jeune homme peu intéressant (passer sa vie à regarder par la fenêtre ce qui se passe dehors n'est pas très excitant, un train de vie qui semble transformer petit à petit notre malheureux Marvin en un véritable légume quand celui-ci n'est pas excité d'avoir remarqué qu'une ombre a bougé d'une photo à l'autre…), une mère qui ne l'est pas plus (au moins on sait de qui tient Marvin…) et une sœurette complètement à côté de la plaque (il faut la voir notre petite junky en train de faire la fofolle car elle a trouvé un cadavre dans les égouts…) mais qui a au moins le mérite de m'avoir fait sourire quelques fois en rabaissant son frère devant la jolie voisine d'en face…
Ajoutez à cela un casting de méchants peu crédibles ainsi qu'un flic ringard dont les hormones sont en ébullition à chaque fois qu'il voit la mère de Marvin (je me demande encore pourquoi d'ailleurs… Un instinct animal certainement) et vous avez là une galerie peu réjouissante qui ne fait que confirmer que "mimic 3" se situe en dessous de la moyenne.

Entre commérage et voyeurisme, on s'ennuie ferme dans cette première partie où l'on apprend les habitudes de vie de gens tels que l'homme aux poubelles, l'homme aux oiseaux, super papa ou encore la fameuse mamie bigot (qui passe sa vie au téléphone et achète de temps en temps un peu de shit au dealer d'en bas…). En tout cas, outre le voyeurisme, on est sûrs d'une chose, c'est que le deuxième thème principal de ce film est l'isolement / l'enfermement : mon dieu qu'on se fait chi** dans la chambre de Marvin! Et c'est le même train-train et le même rythme mou durant plus de trois quarts d'heure…



Il faut en effet attendre la 51ème minute pour voir de l'action (mises à part une ou deux attaques quasi hors champs, dans le noir, dans la première partie). Et heureusement, de ce côté on est plutôt gâtés. Même si la deuxième partie n'est pas exempte de défauts (avec ses acteurs sentant bon la naphtaline tellement ils ont peu servi auparavant… A part Lance Henriksen bien sûr! Ah bon je ne vous avais pas dit qu'il jouait dedans? Pas grave…), notons que certains passages déménagent et nous feraient presque oublié la petite dose de somnifères que nous avions involontairement prise quelques temps auparavant.

On nous distille soudain un condensé d'action en veux-tu en voilà, arrivent des tas de vilaines bêbêtes qui s'en prennent à tout le petit monde que le réalisateur avait campé en pleine rue (histoire qu'ils soient bien dans le champ de vision des Judas) et qui n'hésitent pas également à rentrer dans les appartements faire coucou à Marvin et sa petite famille!

Deux-trois scènes (bien) sanglantes et autres gun-fights seront également de la partie mais ce que j'apprécie surtout dans cette deuxième moitié de film, ce sont les quelques passages où l'on voit nos héros à tour de rôle enfermés dans un espace restreint attaqué par les cafards géants : la sœurette dans le coffre d'une voiture et le frérot dans le réfrigérateur (une très bonne scène bien hargneuse qui vaut le détour mine de rien!).

Heureusement que le film change de dynamisme et d'ambiance car à part deux trois plans dans la pénombre, deux-trois gouttes de sang pour mimer une attaque sanguinaire et des plans charcutés et assemblés les uns aux autres, nous n'avions jusqu'à présent pas vu grand-chose de nos fameux insectes géants reconnaissons-le…

Bon c'est vrai que l'on nous balance cela d'un coup sans prévenir, sans prendre trop le temps de camper cette fameuse deuxième partie, mais ça fait fichtrement du bien! Mais mon engouement s'en ira à mon grand regret aussi vite qu'il est arrivé, avec cette fin ô combien bâclée et sans réel intérêt…



Au final, "mimic 3" est une suite qui tranche radicalement avec ses deux aînés. Après un deuxième opus loin d'être extraordinaire mais qui réussissait à conserver une certaine pêche, ce troisième volet s'avère être un véritable somnifère sur pellicule. La cause? Une première partie (qui comprend les 50 premières minutes d'un film qui n'en compte que 73…) sans grand intérêt et monotone, dont on ne sort pas indemnes, malgré une deuxième partie plus réjouissante mais malheureusement trop courte…

Un opus qui ne fait que confirmer la dangereuse pente qui s'est installée sous les pattes des réalisateurs désireux de surfer sur le petit succès de "mimic" premier du nom. Mais n'est pas Guillermo del Toro qui veut.








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