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Après la fête de fin d'année qui conclue leurs années de lycée, quatre jeunes se rendent sur une plage pour continuer leur soirée. Les rêves plein la tête. La soirée vire au cauchemar lorsqu'ils heurtent sur la route un mystérieux individu. Totalement paniqués, ils se décident à jeter le corps dans la mer. Une décision qui va mettre à mal leur amitié. Après un pacte entre eux, promettant de ne jamais révéler ce qu'il s'est passé, ils se séparent. Un an après, Julie James reçoit un étrange message, indiquant que quelqu'un sait ce qu'il s'est passé l'été dernier. Un individu déguisé en pêcheur, armé d'un crochet, s'en prend à eux.



Un tueur au crochet. Un port de pêcheurs. Quatre jeunes adolescents insouciants. A coup sûr, nous voilà plongé en plein slasher. Très librement inspiré du roman de Lois Duncan, c'est le scénariste à la mode des films de Terreur à la fin des années 1990, Kevin Williamson (Scream, The Faculty, Halloween 20 ans après), qui en est chargé. Impressionné par le succès surprise de Scream de Wes Craven, les producteurs de la Columbia (ce qui va devenir la touche Neal H.Moritz, producteur de nombreux produits pour teenagers) lancent dans la foulée, ce Souviens-toi…l'été dernier. Pour s'assurer le même succès que le film de Craven, les mêmes recettes sont appliquées. A commencer par le recrutement de jeunes acteurs débutants venus tout droit des séries télé (Sarah Michelle Gellar alias Buffy, Jennifer Love Hewitt vue dans La vie à cinq).


On a connu Kevin Williamson, mieux inspiré, avec son premier scénario. Cette fois-ci, les incohérences s'accumulent (de la réaction des jeunes adolescents face à l'"accident" à la découverte par Julie James dans son coffre d'un cadavre et des crabes. Et qui disparaissent en l'espace de quelques minutes). Finalement, cela importe peu grâce à un usage du suspense bien dosé et une maîtrise technique indéniable. Le réalisateur novice, l'écossais Jim Gillespie, donnant des mouvements amples et majestueux. Une partie du lieu de tournage a même lieu à Bodega Bay, comme Les Oiseaux d'Alfred Hitchock. Une parenté étonnante pour un slasher.

Les acteurs font ce qu'ils peuvent avec les personnages stéréotypés du scénario. Bonne mention aux deux actrices principales, qui gagnent leurs galons de scream-queens. Le meurtre de Helen Shivers, la reine de beauté, reflète un certain sadisme et tien en haleine. Alors qu'on la croit sauvée, la voilà sauvagement assassinée, sans néanmoins avoir tenté de se défendre. L'identité du tueur est cachée jusqu'à la fin, malgré l'enquête menée par Julie James, remplie de remords.

Pas aussi passionnant, ni effrayant que Scream, I Know what you did last summer, est assez avare en meurtres gores. Mais après tout peu importe. Est-ce que Halloween de Carpenter avait besoin d'effusion de sang pour être efficace ? Bien sûr que non. Premier film de la vague néo-slasher sortie après Scream, ce film constitue un honnête divertissement pour quiconque cherche à se divertir à peu de frais. C'est quand même une certaine déception qui l'emporte devant le manque de frissons. Ayant bien marché au box- office (près de 75 millions de $), il semble inévitable qu'une suite et que des clones ne soient mis en chantier dans la foulée.

Kevin Williamson s'est inspiré du roman de Lois Duncan pour écrire son scénario.






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