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Duane, un jeune adolescent, débarque dans un sordide hôtel new-yorkais, un panier sous le bras. Dans celui-ci se cache Bélial, son monstrueux frère siamois. Les deux frères ont été séparés par des médecins qui voulaient la mort du monstre. Jeté dans une poubelle, Bélial sera récupéré par Duane. Commencera alors une terrible vengeance envers tous ceux qui leur ont fait du mal... L'entente est parfaite entre les deux frères, jusqu'au jour où Duane tombe sous le charme d'une jeune fille...



"Basket Case" est un petit film profondément original. L'habileté du réalisateur est qu'il fait des deux meurtriers les héros du film. Car ce sont avant tout des victimes. Victimes d'une société qui refuse la différence. Bélial est un monstre, certes, mais c'est également un être vivant. La scène où la tante de Duane fait la lecture à Bélial nous montre bien que celui-ci est capable de douceur et de tendresse. Mais sa différence et sa monstruosité font que les gens "normaux" veulent s'en débarrasser. Normal donc qu'il réclame vengeance. Une vengeance qui sera très brutale, le réalisateur ne lésinant pas sur les flots de sang pendant les meurtres, ce qui valut d'ailleurs au film de nombreux problèmes avec la censure. Charcuté, le film ne doit son intégralité qu'à une horde de fans purs et durs qui firent pression sur le distributeur. Une oeuvre horrible mais également touchante et humaine, qu'il faut découvrir sans hésiter.

Frank Henenlotter voue une profonde admiration pour les séries "Z".

Bélial est animé en stop-motion parce que le réalisateur trouvait cette technique assez drôle.

L'hôtel du film est un véritable hôtel de passe et l'équipe devait sans cesse surveiller le matériel.