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Cotton Weary, devenu un célèbre animateur, recoit un mystérieux coup de fil le menacant de mort. Il se précipite chez lui, où l'attend Christine, sa petite-amie, armée d'un club de golf après avoir été attaquée par le tueur masqué, celui-ci ayant la même voix que Cotton. Le meurtrier apparaît derrière Christine, la tuant, avant de s'en prendre à Cotton. Ce qui perturbe le tournage de "Stab 3". Les acteurs sont en effet bientôt les victimes du tueur, qui veux forcer Sidney Prescott à sortir de sa cachette.



Comme l'ont dit souvent et fort justement, les meilleurs blagues ont une fin. Si le premier "Scream" pouvait s'enorgueillir d'avoir donné un second souffle aux slashers(et non pas au film d'horreur en général) , les séquelles contribuèrent à donner une mauvaise image au genre. Non pas que ces films soient entièrement ratés. Mais, c'est que conscient de l'auto-dérision auquel l'histoire se prétait, Wes Craven et ses scénaristes, réduirent l'élement de terreur au profit de touches comiques. C'est dans le dernier volet de la trilogie que l'humour est d'ailleurs le plus présent.



Le nouveau scénariste, Ehren Kruger (un nom prédestiné à travailler avec le géniteur de Freddy!!), s'adapte d'ailleurs à l'univers du metteur en scène. En effet, contrairement aux précédents de la série, l'on peux constater à quel point "Scream 3" est celui qui comporte le plus d'éléments chers au réalisateur: une scène de rêve (ou Sidney voit sa mère), la charge contre le système des productions hollywoodiennes (le producteur John Milton, interprété par le talentueux Lance Henriksen). Plus étonnant, sont les éléments burlesques. Peu de gens ignorent la prédisposition de Craven pour le comique, mais comme un pied de nez à ceux qui s'attendent à ne voir dans ce film qu'un slasher de plus, les scènes de terreur sont immédiatement dynamités par un parti pris absolument non sérieux.



Tout démarre mal avec la scène d'intro la plus faible des "Scream", ou une starlette de la télé (Kelly Rutherford- "Melrose Place"-) vient se faire tuer en guise de guest star. On a connu mieux par le passé comme entrée en matière.. Le reste du casting (pour les nouveaux venus) peux paraitre étrange et détonne avec l'habituel casting de jeunes acteurs et actrices : Parker Posey- qui vient du cinéma underground new-yorkais, Jenny McCarthy- plus connue pour avoir dévoilé ses charmes dans Playboy (la pauvre en vient même à se toucher les seins dans une scène qui sent l'auto-dérision), Roger Corman, Carrie Fisher (dans une scène qui a du faire hurler George Lucas)...Tout ce petit monde accepte de se moquer de soi même, et dans un slasher, ou un tueur (encore plus "Superman" qu'auparavant) décime les doublures des événements tragiques de Woosdboroo. Les deux Gale ont droit à des scènes particulièrement hilarantes (Parker Posey et Courteney Cox se marquant à la culotte).



Le seul personnage qui conserve des scènes sérieuses est l'héroïne, Sidney Prescott, qui semble ne pas pouvoir échapper à son destin. Elle subit les attaques du Ghostface dans la reproduction de sa propre maison familiale. Ou les portes s'ouvent sur le vide. De là à faire un parallèle sur l'inutilité de cette suite, il n'y a qu'un pas. Surtout que "Scream 3 ne supporte pas plusieurs visions. L'invraissemblance et le jeu outrancier (insupportable) de certains acteurs saute aux yeux. Regrettable aussi, le choix de ne pas faire mourir les personnages principaux, ce qui aurait conféré une dimension tragique à ce tryptique. Une occasion manqué de conclure en beauté. Ne soyons pas méchant pour autant, "Scream 3", n'est pas le plus mauvais des ersatz de "Scream", sauvé par le savoir faire de son réalisateur, qui espère bien en avoir fini (comme pour Freddy) avec les tourments de Sisney Prescott.